lundi 13 décembre 2010

JOYEUX NOËL A TOUS !

C'est bientôt Noël !... Si on décompressait un peu !

Livraison de cadeaux le soir à Papeete...


La crise




JOYEUX NOËL A TOUS et merci de votre fidélité !

dimanche 12 décembre 2010

Violences à l'Île de Pâque: la vidéo qui montre l'attaque


La vidéo montre que les militaires n'ont tiré (à balles en caoutchouc) qu'après avoir été violemment agressés.

Les images de manifestants Rapanui blessés par les militaires chiliens à lÎle de Pâques ont émus les Polynésiens. Nombreux se sont sentis solidaires de ces Polynésiens victimes de l'"Etat colonial" popa'a. Nous avons, nous aussi, justifié l'action des manifestants en expliquant leurs revendications. Afin de rétablir un certain équilibre, nous publions une vidéo qui montre que les militaires chiliens se sont servi de leurs armes à balles en caoutchouc après avoir été acculés par des manifestants violents les lapidant à bout portant avec des pavés.
Des images qui montrent une situation de légitime défense plutôt que de la "répression colonialiste" présentée par les militants.

Les images de manifestants en sang diffusées par les militants ont ému l'opinion publique qui s'est offusqué de cette "agression absurde" alors que les militaires n'avaient guère d'autre alternative que de riposter pour ne pas se laisser déborder.
La police affirme n’avoir tiré qu’après avoir reçu des cocktails Molotov. Pour les manifestants, seule une poignée d’entre eux a jeté des bâtons et des pierres, mais la plupart n’était pas armés.

Le président du Chili, Sebastian Pinera, a justifié l'éviction des manifestant au motif qu’il était de la responsabilité de l’Etat de maintenir l’ordre public, ajoutant qu’il espérait que la question se réglerait dans le dialogue.

Bien que, majoritairement, les Rapa Nui ne remettent pas en question le rattachement de l’île au Chili, le groupe d’activistes "Parlement Rapa Nui", réclame la sécession et le rattachement de l’île de Pâques à la Polynésie française.


samedi 11 décembre 2010

Taramea Awards 2010: qui détrônera Flosse ?

Flosse, Tong Sang et Tefaarere étaient les Taramea 2009

Les TARAMEA AWARDS et les TIARE AWARDS sont de retour. Ce scrutin organisé par le blog Tahiti Herald Tribune est destiné à désigner les politiciens locaux les plus nuls, incompétents, corrompus, et à l'inverse ceux porteurs d'espoir, dévoués, sérieux, compétents.
L'année dernière c'est Gaston Flosse qui avait remporté haut la main l'infamant TARAMEA AWARD tandis que Nicole Bouteau décrochait le convoité TIARE AWARD.

Lolo nous rappelle le principe :

Le TIARE AWARD désignera la personnalité politique locale qui, selon vous porte le plus d'espoir, de compétence, la personne la plus intègre également. Le TIARE AWARD doit récompenser un politicien qui fait avancer les choses, qui a démontré ses capacités, qui a innové...
Le TARAMEA AWARD désignera celui ou celle qui a été absent, qui a brillé par son incompétence. Dans cette catégorie on pourra aussi sanctionner des politiciens impliqués dans des affaires judiciaires, et mettre l'accent sur de l'absentéisme également.
Cette année vous avez jusqu'au 10 Janvier 2011 pour envoyer vos votes à Lolo par email. Lire le règlement sur le blog de THT.

Pour vous, quel est le/la pire politique de l'année?... Votez!
Pas facile de se souvenir des actions, bonnes et mauvaises, de nos hommes et femmes politiques. Les archives de Tahiti Pacifique Magazine, notre "Wikileaks" local, m'ont permis de remémorer quelques temps forts de l'année écoulée.
On verra que le Taramea sortant, à cause de ses démélés  avec la justice et de ses coups fourrés politiques, reste grand favori cette année. Mais rien n'est joué, car ses challengers le talonnent. Fritch depuis qu'il veut devenir calife à la place du calife s'expose en première ligne à la vindicte populaire. Notre ex-ministre de l'environnement, Jules Yen Fa, a pris une option sérieuse sur le titre en proposant le retour de la pêche à la tortue. Pas à proprement parler des politiques mais si proches, les leaders syndicalistes méritent également le titre pour leur blocage du port et de l'aéroport...
Pour ce qui est du Tiare, trouver cette "fleur" sera presque mission impossible, 90% de la population ne faisant plus confiance en ses politiques, selon le dernier sondage RFO-Alvea Consulting réalisé sur un échantillon représentatif de 1026 personnes.

DECEMBRE 2009

Condamnation de Gaston FLOSSE par la Chambre Territoriale des Comptes dans le cadre des emplois fictifs. Il devra rembourser la somme de 231 millions Fcfp et s’acquitter d’une amende de 11,55 millions Fcfp. Il fait appel.

FEVRIER 2010

Le rapport de la Chambre territoriale des compte dénonce l’immense fiasco financier, commercial et de gestion de la chaîne de télévision territoriale TNTV.  Plus de 10 milliards Fcfp de subvention engloutis en 9 ans et demi (entre 2000 et 2009), représentant une « redevance » de 175 000 Fcfp pour chacune des 60 000 familles de P.F.) pour ce qu'on appelait jadis la « Télé-Gaston ».
Une partie de la manne de 1 milliard par an sert, selon Tahiti Pacifique Magazine, à "donner de l’emploi (parfois fictif) à des personnes politiquement utiles ou à des membres des familles de celles-ci. Et si on se fait renvoyer de TNTV, c’est le jackpot » ! Une autre piste favorite est l’utilisation d’intermédiaires pour tous les services, tels la régie publicitaire, l’achat de programmes, la maintenance, l’informatique, l’inventaire et, bien sûr, le « conseil ».
Le coût des seules indemnités (de départ) versées à la suite des contentieux les plus significatifs est supérieur à 73 MFcfp."

MARS

La commune d’Arue remporte pour la cinquième année consécutive la “Tortue d’or” récompensant la commune ayant réalisé le meilleur tri de ses déchets. Maire: Philip SCHYLE

JUIN

Grève générale intersyndicale soit disant "pour la paix" du 10 au 15: blocage du port, trafic aérien international interrompu… malgré le fiasco d’une grève peu suivie.
Selon TPM, "en fait, cette grève était plutôt téléguidée par des politiques pour déstabiliser le gouvernement local."  Une bonne partie des grévistes était composée de fonctionnaires de l’Etat qui protestaient surtout contre la diminution de la surprime de leurs retraites, la fameuse ITR.
2500 voyageurs, essentiellement des touristes, se retrouvèrent bloqués à Papeete, alors que quelques 3000 autres voyageurs attendaient à Los Angeles et Auckland ou Tokyo de pouvoir se rendre à Tahiti.

AVRIL

Le classement ‘Député 2010’ place Bruno Sandras, député-maire de Papara, et Michel Buillard, député-maire de Papeete, respectivement aux 516ème et 540ème places sur 577 députés pour leur assiduité à (ne pas) assister aux séances au palais Bourbon.

Dans l'affaire des "renseignements généraux du territoire" (SED), le sénateur Gaston FLOSSE est condamné à 1,5 million Fcfp d'amende. On lui reproche d'avoir fait “nettoyer” les ordinateurs de ce service et, de ce fait, d'entraver l'action de la Justice. Son avocat fait appel.

MAI

Oscar TEMARU est élu président de l’assemblée de P.F. grâce aux voix du Tahoera'a.
TPM résume cet épisode ainsi:  "lors de la constitution de la majorité en novembre dernier, il y avait entre les partis un accord secret qui accordait le perchoir au Tahoera’a en avril 2010, sans préciser un nom. Bien sûr, l’échéance approchant Flosse déclara « c’est moi », mais vu ses casseroles, personne hors de son parti ne pouvait accepter. Rejeté par tous sauf ses fidèles au premier tour, il ordonna à ses troupes de voter pour Temaru, du genre « c’est moi ou le choléra ». Une fois Temaru au perchoir, il se leva et cria à l’hémicycle et à Temaru « vous devez remercier M. Tong Sang pour avoir été élu ! ». Du mensonge Flosse pur jus, car c’est bien lui qui a ordonné à ses troupes de voter pour Temaru. Or après ce triste spectacle, il n’y avait plus de majorité, donc encore l’instabilité."

4 mai: Gaston FLOSSE est condamné à une amende 1,5 million Fcfp dans “l’affaire des RG” du territoire (“filatures” de personnes par la “cellule espionnage” du SED entre 1997 et 2004).

27 mai: Oscar TEMARU déclare “si nous gagnons les élections,(…) on déclare ce pays indépendant ! ”

JUIN

17 juin: la cour de cassation annule l’inéligibilité du sénateur, mais par contre confirme la culpabilité de M. Flosse, rendant définitive la condamnation du sénateur à un an de prison avec sursis et à deux millions Fcfp d’amende dans l’affaire du dîner de la victoire électorale, dite aussi “affaire des sushis”.

AOÛT

Malgré le rapport de la Chambre territoriale des comptes qui indique que la SEM SAGEP ne sert pratiquement à rien depuis des années, le conseil des ministres du gouvernement Tong Sang nomme en catimini Albert Solia, un cadre retraité, président du conseil d’administration de la SAGEP avec un salaire mensuel  de 990 000 Fcfp par mois. Lorsque la distribution de ce fromage devint public, le tollé fut tel que le jour même le C.A. de la SAGEP se réunissait pour baisser la rémunération de M. Solia à 300 000 Fcfp. Et TPM de conclure: "On attend maintenant la dissolution de cette SEM qui ne sert à rien hormis caser des calciques et qui coûte 156 millions Fcfp (1,3 M€) par an à la collectivité." 

OCTOBRE

5 octobre, les élus du Tahoeraa et de l’UPLD adopte avec 32 voix une loi, dite « Loi Drollet », qui plafonne à 35% le capital détenu par les sociétés étrangères dans une société de téléphonie mobile, une mesure destinée à protéger le monopole actuel de Tikiphone, la filiale de l’OPT. Pourtant c’est le même Drollet qui avait lui-même accordé l’autorisation à Digicel alors qu’il était ministre des Télécommunications. Réaction du ministre de l’Economie, Teva Rohfritsch : « Si l’objectif est d’interdire à Digicel d’investir dans ce pays, écrivez-le clairement ! Nous ne voulons pas de concurrence dans les Telecom ! Gardons le monopole de l’OPT, une grosse caisse dans laquelle on peut puiser, comme je l’ai entendu de la part de certains représentants en tahitien ! », et du représentant Philip Schyle : «”au lieu de faire dans l’attractif, on fait dans le répulsif : après la cherté de la vie, l’instabilité politique, les grèves et les blocages, voici une loi protectionniste contre l’investissement étranger ».

24 octobre: Bénédiction du nouvel hôpital du Taaone lors d’une cérémonie œcuménique, en l’absence de Gaston FLOSSE, « père du projet ». Sa construction a duré neuf ans.

NOVEMBRE

Emile VERNAUDON, Alphonse TERIIEROOITERAI, Georges PUCHON et 12 acolytes ont subi quatre jours de procès devant la tribunal correctionnel de Papeete dans l’affaire OPT où Vernaudon est accusé d’avoir, en tant que ministre, détourné et dilapidé plus de 117 millions Fcfp. Un procès où les accusés s’accusaient mutuellement de façon minable. Le procureur a requis 5 années de prison ferme avec mandat de dépôt et 5 ans d’inéligibilité contre Emile VERNAUDON et  deux ans de prison ferme, 8 millions de Fcfp d'amende ainsi qu'une interdiction de droits civiques, civils et de famille de trois ans pour  Alphonse Teriierooterai. Délibéré le 18 janvier 2011.

Gaston FLOSSE a vu la cour d’appel  de Papeete confirmer sa condamnation  à une amende de 1,5 million de Fcfp,  la peine maximale,  pour « obstacle à l’exercice des pouvoirs attribués aux magistrats » dans le dossier des “barbouzes de la Présidence”. Il ne devrait pas se pourvoir en cassation.

Notre ministre de l'environnement Jules Ien Fa propose une légalisation de la pêche à la tortue alors que l'espèce est dangereusement menacée. Cette annonce provoque un grand émoi dans la population. Les politiques, qui ne veulent pas se mouiller, ne prennent pas position.
QBO demande la démission de Ien Fa.
Une pétition contre ce projet de pêche obtient en quelques jours plus de 3.000 signatures.
Ien Fa démissionne "pour raisons personnelle".

Teura Iriti, notre ministre de la solidarité lance la campagne contre la violence à l'égard des femmes. Son affiche laide en forme de jeu de mot "La violence, ça déchire grave" provoque un tollé: "débile", "scandaleux", "lamentable"...

DECEMBRE

SONDAGE RFO sur échantillon représentatif: La population confirme son attachement à la France et son rejet des politiciens locaux. 90 % ne font plus du tout confiance aux hommes et femmes politiques du fenua; 60% souhaitent que l'Etat soit plus présent.

Teva Rohfritsch, ministre de la Reconversion économique, annonce que le cable Internet Honotua a obtenu sa licence définitive par les autorités US. Le projet avait été lancé en 2008 par l'ex-ministre Jacqui Drollet.

mardi 7 décembre 2010

Le système d'éducation français nettement inférieur aux systèmes asiatique et américain

Au classement international 2010 des performances d'éducation, la France se situe dans la moyenne des pays de l’OCDE mais loin derrière les pays asiatiques. La région de Shanghai (Chine), la Corée du Sud, Hong Kong, Singapour, le Japon prennent les meilleures places. Le modèle éducatif asiatique semble ainsi le plus performant alors même que certaines de ces régions ne font pas partie des pays les plus développés.

En compréhension de l'écrit, les élèves français passent de la 13ème place à la 22ème place ; de la 16ème en 2003 à la 22ème en mathématiques ; quant aux sciences, la France rétrograde du 25ème au 27ème rang.

Le top 10 des plus performants:
  1. Shanghai (Chine)
  2. Corée
  3. Finlande
  4. Hong-Kong (Chine)
  5. Singapour
  6. Canada
  7. Nouvelle-Zélande
  8. Japon
  9. Australie
  10. Pays-Bas. 
La France arrive en 22e position.

SYSTEME FRANCAIS PERFORMANT POUR L'ELITE

"Le système français est performant pour une petite élite. Il y a une dégradation par le bas, avec un nombre plus important d'élèves en échec scolaire", analyse l'expert de l'OCDE. C'est un fait maintes fois souligné, le déterminisme social joue encore plus aujourd'hui qu'autrefois en France.
"Il y a toujours 8% d'élite et 40% d'élèves en grande difficulté à la sortie du CM2. En même temps, les enfants d'enseignants ont quatorze fois plus de chance aujourd'hui d'avoir le bac que les enfants d'ouvriers", constate Laurent Bigorgne, nouveau directeur de l'Institut Montaigne. 

Lire tous les résultats du document de synthèse sur le site de l'OCDE


PALMARES DES UNIVERSITES: LES AMERICAINS AU TOP

L'Academic Ranking of World Universities classe quant à lui les universités du monde entier.
Les établissements américains occupent toujours les premières place. L'Ecole Polytechnique de Paris arrive seulement à la 39e position.

1. Harvard University (USA)
2. University of California, Berkeley (USA)
3. Stanford University (USA)
4. Massachusetts Institute of Technology (USA)
5. University of Cambridge (Angleterre)
6. California Institute of Technology (USA)
7. Princeton University (USA)
8. Columbia University (USA)
9. University of Chicago (USA)
10. University of Oxford (Angleterre)

Classement complet du top 100 des universités

dimanche 5 décembre 2010

Pour comprendre la révolte des Pascuans

Les Pascuans se sentent dépassés par cette société moderne sur laquelle ils n'ont aucun contrôle.

Des éléments pour comprendre le malaise et la révolte des Pascuans qui se manifeste ces jours-ci sur l'île de Pâques.

UNE HISTOIRE QUI COMMENCE MAL...

Les navigateurs européens effectuant des séjours sur l'île y introduisirent des maladies infectieuses inconnues des Pascuans, ce qui entraîna des épidémies à partir de 1836, suivies de mortalités massives, sans oublier les guerres claniques ou tribales qui réduisirent encore la population.

Une vision idyllique de Rapanui avant l'arrivée des Européens


POPULATION DECIMEE

En 1862-1863, une vingtaine de navires conduits par des trafiquants péruviens enlevèrent environ 1500 Pascuans, soit la moitié de la population survivante, afin de servir d'esclaves dans les mines du Pérou. La majorité des Pascuans mourut en captivité. En raison de la pression internationale, le Pérou consentit à rapatrier une centaine de prisonniers sur l'île de Pâques, mais 85 périrent au cours du voyage. Quant à la quinzaine de survivants, ils contaminèrent la population de l'île par la petite vérole et la tuberculose.
En 1872, il ne restait plus que 111 Pascuans sur l'île de Pâques.

LA LOI DIT QUE LES TERRES APPARTIENNENT AUX PASCUANS

Le 9 septembre 1888, le capitaine chilien Policarpo Toro et l'ariki (roi) pascuan Atamu Te Kena officialisèrent la souveraineté de l’île à l’État chilien. Par cet accord dit «Accord des volontés» (Acuerdo de Voluntades), les insulaires cédaient leur souveraineté sur l'île, mais maintenaient leur doit de propriété sur les terres.

Loi chilienne reconnait que les terres de l'île appartiennent aux Pascuans; elle interdit de vendre ces terres à des étrangers, y compris aux Chiliens continentaux. Néanmoins, les militaires n'ont pas toujours respecté la loi chilienne en matière de propriété des terres. Les Pascuans ont alors commencé à réclamer leur autonomie.


L'île de 5.000 habitants n'est pas organisée pour recevoir les 70.000 touristes annuels.


LES PASCUANS SE SENTENT ENVAHIS

Les Pascuans sont aujourd'hui très inquiets en raison de la montée considérable des touristes sur leur petite île de moins de 5.000 habitants, qui reçoit maintenant plus de 70.000 visiteurs annuellement attirés par ses plages, ses paysages volcaniques et, bien sûr, ses emblématiques statues géantes de pierre, les moaïs. Les conséquences de la montée du tourisme de masse pour les Pascuans et l'environnement dans l'île sont considérables. Des centaines de Chiliens sont venus récemment s'installer sur l'île et accaparer les emplois les plus rémunérateurs; l'île compte maintenant quelque 3.000 voitures. Les sites d'enfouissement ne suffisent plus à la tâche, ce qui transforme l'île en une poubelle à ciel ouvert. Enfin, le gouvernement chilien n'aurait rien fait pour protéger les célèbres statues et les sites, qui se dégradent progressivement, alors que le très fragile écosystème de l'île est menacé et que la délinquance juvénile est en augmentation constante.

TOUT SE DECIDE A SANTIAGO

Selon un rapport remis au gouvernement chilien, l'île de Pâques ne pourrait accueillir que 10.000 touristes par an. C'est pourquoi les Pascuans réclament un «conseil migratoire» avec des quotas de touristes et de travailleurs résidants, sur le modèle des mesures mises en place par l'Équateur aux îles Galapagos. Malheureusement, le gouvernement chilien ne semble pas avoir développé une quelconque compréhension pour les requêtes des Pascuans qui désirent contrôler ce qui leur appartient. Tout se décide à Santiago, alors que la plupart des fonctionnaires n'ont jamais visité l'île.
Un projet de statut d'autonomie est parait-il à l'étude depuis quelques années mais pour le moment, rien de concret n'en est sorti...


Les Polynésiens de diverses nationalités cherchent de plus en plus à affirmer leur identité commune. Ici, une délégation de Rapanui au Festival de Ua Pou (Marquises) en 2007.


Capitale de l'île de Pâques: Hanga Roa
Population: 4413 habitants (2005)
Langue officielle: espagnol
Groupe majoritaire: espagnol (env. 80 %)
Groupes minoritaires: rapanui (env. 20 %)
Système politique: département de la région de Valparaíso (Chili)

Infos mises à jour au 13 sept. 2009

Source: http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/pacifique/paques_ile.htm

samedi 4 décembre 2010

Île de Pâques: Les militaires chiliens tirent sur des manifestants Rapanui revendiquant des terres "ancestrales"

Manifestants rapanui contre militaires chiliens

Les militaires chiliens ont violemment délogé des manifestants pascuans qui occupaient des terrains qu'ils revendiquent comme "ancestraux". Ces évènements n'ont pas été commentés par les grands media internationaux de langue française ni anglaise, à ce jour.
D'après la presse en espagnol, soixante-dix personnes, représentant les principales familles rapanui, ont occupé plusieurs terrains classés "fiscal" (domaniaux), c'est à dire n'ayant pas de propriétaire, donc appartenant au domaine public. Leur revendication: la restitution des terres "ancestrales" qui, selon eux, appartiennent aux familles rapanui. En réponse à ces actions qui ont débuté en juillet, la justice chilienne a donné gain de cause à certaines familles, mais pas à toutes; d'où les mécontentements. Ces problèmes de terres durent depuis des décennies et semblent aussi complexes et épineux qu'en Polynésie. Le gouvernement chilien a envoyé les troupes pour déloger les manifestants des terrains occupés illégalement. Il s'en est suivi un échange de pierres contre fusils à balles en caoutchouc. Plusieurs blessés, dont un gravement.

Les militaires ont tiré des balles en caoutchouc sur les manifestants.

Le Chili a été une dictature militaire jusqu'en 1990. C'est maintenant une démocratie mais les vieux réflexes de répression violente ont la vie dure.

La population d'origine polynésienne sur l'Île de Pâques n'est que d'un peu plus de 2.000 personnes, dont une partie d'origine tahitienne.

Lors du recensement chilien de 2002, 4647 personnes se sont déclarées « Rapanui ». 49% (2269) vivaient sur l'Île de Pâques et 51% (2416) au Chili continental. Ces chiffres ne semblent pas tenir compte des Rapanuis vivant hors du Chili (Polynésie française, Nouvelle-Zélande, continent américain, etc.). La population de l'île était également composée de 1500 autres habitants (chiliens et autres nationalités), soit un total de 3769 habitants sur l'île en 2002 – chiffre qui est aujourd'hui dépassé (8 ans après ce recensement, on parle de 4000 à 5000 habitants sur l'île).

Parmi les Rapanui actuels, bon nombre sont d'origine tahitienne. La faible proportion de Pascuans de souche s'explique par une déportation massive au XIXe siècle. En 1862, les Péruviens qui avaient besoin de main d'oeuvre pour leurs mines de guano ont déporté entre 1000 et 1500 Rapanui (pratiquement la moitié de la population de l'époque) comme esclaves. 90% n'en sont jamais revenu.

70 manifestants rapanui ont occupé plusieurs terrains classés "domaniaux" par l'administration chilienne. Ils en revendiquent la propriété.

Page FB sur la revendication des terres Rapanui (en espagnol) "La Isla de Pascua no esta a venda" (l'Île de Pâques n'est pas à vendre):
http://www.facebook.com/pages/Isla-de-Pascua-no-esta-en-venta/137726519599975

Article sur la lutte sociale à Rapa Nui (en français): http://www.critique-sociale.info/index.php/histoire/111-les-luttes-sociales-sur-lile-de-paques

mercredi 1 décembre 2010

SONDAGE RFO: La population veut rester française mais ne veut plus des politiciens du Fenua

Tandis que les autonomistes essaient de faire du neuf avec du vieux ("Plateforme autonomiste"), la population dans son écrasante majorité vient de confirmer qu'elle ne veut plus d'eux. Elle confirme son attachement à la France (60% souhaitent que l'Etat soit plus présent) mais aussi son rejet massif vis à vis de politiciens locaux en place.

RESULTATS DU SONDAGE RFO*

Les qualités premières que les sondés attendent des responsables politiques sont:
  1. Intégrité et honnêteté
  2. Respect des engagements
  3. Loyauté
  • 97 % des Polynésiens se déclarent insatisfaits de la situation politique
  • 90 % ne font plus du tout confiance aux hommes et femmes politiques du fenua
  • 60% souhaitent que l'Etat soit plus présent
  • 57% demandent un retour aux urnes anticipé
  • 57% souhaitent la tenue d'un référendum d'autodétermination d'ici cinq ans
  • 21 % sont favorables à une mise sous tutelle de l'Etat

Ce soir, Hélène Arte et Olivier Gelin commenteront les résultats à partir de 19 h 45 dans l’émission en direct A PARAU MAI, en compagnie de nombreux invités politiques, universitaires, syndicalistes, représentants de l’État:
- Le haut-commissaire Adolphe Colrat
- le président du Pays Gaston Tong Sang
- Politiques: Nicole Bouteau, la présidente de No oe e te Nunaa, Édouard Fritch et un représentant de l’UPLD
- Universitaires: l’économiste Florent Venayre, le politologue Sémir Al Wardi, l’historien Jean-Marc Régnault et l’anthropologue Simone Grand, et trois étudiants
- Également invités: le syndicaliste Ronald Terorotua, secrétaire général de O oe to oe Rima ; Gilles Yau, président de la CCISM et Frédéric Latil, le responsable du sondage.

* Sondage sur un échantillon représentatif de plus de 1.000 personnes.

samedi 27 novembre 2010

Les braconniers sont en campagne... qui les arrêtera ?

Les citoyens devraient-ils être impliqués dans un plan de vigilance ?

Les partisans de la réouverture de la pêche à la tortue sont en campagne pour faire avaler la pilule à une population dans sa grande majorité contre ce projet. Qui se lèvera pour s'opposer à leurs manoeuvres ! Pour le moment, pas grand monde... ou plutôt si, mais chacun dans son coin. Pour être efficaces, il faudrait qu'ils parlent d'une seule voix.

Michel Arakino, pêcheur de tortues des Tuamotu qui a déclaré publiquement lors d'une interview sur TNTV qu'il consommait régulièrement de la viande de tortue avance plusieurs arguments:
- que c'est une coutume polynésienne
- que cette coutume ne devrait pas être illégale en vertu du "droit à l'alimentation des peuples autochtones" voté par l'organisation de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture (FAO)
- qu'il faut ouvrir un grand débat sur le sujet

En réalité chacun sait que seuls les arii (rois) avaient le droit de manger la viande de cet animal tabu pour le reste de la population. Cette tradition ne mettait donc nullement en péril la survie de l'espèce comme c'est le cas aujourd'hui.
Quant au "droit à l'alimentation des peuples autochtones" que brandit M. Arakino, il s'inscrit dans un programme de lutte contre la faim, alors que la consommation de viande de tortue est en Polynésie plutôt un luxe (entre 5.000 et 9.000 F le kg) qu'une denrée alimentaire de première nécessité.

En fait, Monsieur Arakino, qui se présente comme un simple citoyen mangeur de tortue pour la nécessité est en fait un militant politique actif et très loin d'être dans le besoin ou avec des problèmes d'approvisionnement en nourriture.
 
Dans ces conditions, le débat que réclament les mangeurs et les pêcheurs de tortues ressemble plutôt à lobbying d'une minorité aisée pour faire passer une réglementation en leur faveur.
Mais cette minorité pourrait bien avoir gain de cause en ralliant des élus prêts à les soutenir pour avoir leurs voix. Le conseil des ministres n'a-t-il pas donné un avis favorable ? (voir article des Nouvelles du 27 octobre)


Le "porte-parole" des braconniers, Michel Arakino, est l'un des vices-présidents
du parti de Sandra Levy-Agami, Te Mana Toa.
Photo: Claude Jacques, Tahiti Presse

Cette situation inquiète les défenseurs des tortues, certes très majoritaires mais peu organisés et peu soutenus par les élus. Comme le dit Quito Braun Ortega: "Nous, les défenseurs des tortues marines, aurions intérêt à nous structurer très rapidement pour ne parler que d'une seule voix...!"

UN PLAN "VIGI-TORTUE"

P.S.  René Taputu, "gardien" l’île de Scilly célèbre pour ses sites de ponte : “Vous déployez encore des lois, mais ce n’est que du bla-bla. Moi, la protection des tortues n’est pas sur le bout de mes lèvres, elle est dans ma vie. Donnez-moi un appareil photo et je fournis aux douanes tous les braconniers de Scilly. Arrêtez de parler de protection si vous n’êtes pas capables de la faire, et donnez-moi plutôt des moyens !”  (extrait de l'article des Nouvelles cité plus haut)

Le gouvernement même s'il en avait la volonté, ce qui n'a pas sûr, n'a pas les moyens de luter contre le braconnage. Mais si les citoyens proches des lieus de pontes étaient impliqués dans un programme de vigilance ? Il pourraient par exemple signaler des actes de braconnage ou des cas de tortues en danger pour diverses raisons...

Le sondage de la semaine: Pour ou contre un plan "vigi-tortue" impliquant les citoyens ?

Résultats du sondage:

- "Plutôt pour" un plan vigi-tortue" impliquant les citoyens: 90%
- "Plutôt contre": 10%

Sondage du 28 décembre au 4 janvier 2010. Nombre de votants: 21.

vendredi 26 novembre 2010

Faut-il déchirer l'affiche qui déchire...?

La violence déchire les familles, la souffrances des femmes battues nous déchire le coeur... et cette affiche, on a envie de la déchirer!

L'affiche "La violence, ça déchire grave" de la campagne contre la violence à l'égard des femmes fait l'unanimité auprès des internautes: "débile", "scandaleux", "lamentable"... !
En effet, le message en language d'jeune signifie: "la violence, c'est génial". Oups !

Pour Armelle Merceron, interrogée par une radio locale: "le message est maladroit", et sur la blogosphère polynésienne, certains en appellent déjà à une campagne "de déchirage" systématique de cette affiche.

Au lieu de reconnaitre son erreur et de retirer les affiches, Teura Iriti, la Ministre responsable de ce couac s'est justifié de la manière suivante :

« Cette année, nous avons voulu cibler 2 publics ; effectivement, les jeunes avant tout. Pourquoi les jeunes ? Parce que ça a été aussi une demande de leur part. Nous avons pu travailler avec quelques jeunes. Le slogan que vous voyez, à savoir : ‘La violence déchire grave’, s’il n’est pas accompagné d’un support, je vais dire imagé, c’est vrai que ça a un autre sens. Mais avec le support imagé, une photo d’une famille, mais déchirée, tout de suite ils comprennent. D’ailleurs, ils nous disent même : ne nous prenez pas pour des idiots. Quand on voit cette affiche, on comprend très, très vite ce que ça veut dire."

QUELQUES REACTIONS SUR LA TOILE

Un graphisme laid, sombre et simpliste...
Un dessin d'enfant eut été plus parlant et plus authentique.
Au lieu de la délicatesse, de la pudeur et du respect auxquels elles avaient droit, les femmes battues se prennent donc un message scandaleusement ironique en pleine tronche...
Personnellement, si je croise une de ces affiches, j'irai la déchirer grave !... THT

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a déchirer tout de suite, il serait temps que lors qu'un ministre fait une conneries il ou elle assume et s'excuse, ça fait partie du respect aussi, personne n'est parfait, mais merde, où la responsabilité des élus dans notre société ...... pas étonnant que le peuple n'y croit plus ... pas capable de dire "nous nous sommes trompé!", qu'elle honte. TRO

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j'ai jamais vu un truc plus nul que ça, c'est laid et de très mauvais goût. PC

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J'attends la prochaine avec impatience ''le viol c'est fun'' mais avec une image pour expliquer ou encore le paka c'est de la balle mais toujours avec une image pour expliquer sans déconner quand vous faites une connerie madame IRRITANTE dites le juste et ne vous perdez pas en conjectures c'est clair comme phrase ou faut que je mettes une image?lol. MM

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Effectivement, ils sont graves et cette affiche est à déchirer... MG

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Ne vous plaignez pas ils auraient pu faire encore pire :
"Le viol ça troue le cul !" par exemple...;-) SN

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avec tous les talents que je connais chez des étudiantes à l'ISEPP, y'avait moyen de trouver un message fort et intelligent... mais pas une merde pareille et une boulette aussi inadmissible... si je vois cette affiche quelque part, je me ferai un devoir de l'arracher ! THT

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La plupart des commentaires proviennent de Tahiti Herald Tribune.

Le sondage de la semaine: Faut-il déchirer cette affiche ?

Résultats du sondage

- Pour: 94%
- Contre: 6%
- Ne se prononcent pas: 0%

Sondage du 27 novembre au 3 décembre 2010. Nombre de votants: 32

mardi 23 novembre 2010

Pour ou contre une ferme d'élevage de tortues en Polynésie?


Merci à Lolo de Tahiti Herald Tribune pour cette vidéo.

Hier soir au JT, un consommateur de viande de tortue demandait un débat ouvert sur le sujet. Cette interview a ravivé l'émoi de la population. Parmi les réactions, on peut noter que certains préconisent l'élevage des tortues afin de satisfaire et les amateurs de leur viande et les protecteurs de cet animal. Cette solution, qui a déjà été avancée par notre ministre de l'environnement, pourrait bien tenter nos décideurs.

Interview du ministre de l'environnement Jules IEN FA paru dans les Nouvelles du 17 novembre

Souhaiteriez-vous mettre en place l'élevage de tortues ?

Jules IEN FA: "Pourquoi pas ? C'est une piste mais ce n'est pas la seule. L'idée, qui doit être validée par les scientifiques, serait de récupérer quelques tortues, les élever, les amener à une taille suffisante pour les relâcher et qu'elles deviennent adultes. Si on en relâche 80 à 90, ce serait 80 à 90 fois plus que si on laissait faire la nature puisqu'une seule sur la ponte arrive à l'état adulte. On pourrait aussi peut-être les élever pour en faire de la consommation. Il ne faut pas se voiler la face, la consommation de tortues existe chez nous et c'est fourni par le braconnage.”

Une ferme d'élévage serait-elle une bonne idée? Est-ce que l'expérience a déjà marché ailleurs?

FERMES D'ELEVAGE, L'EXPERIENCE REUNIONNAISE


Depuis les années 1970, quelques fermes d'élevages de tortues marines à écaille ont été créés. Leurs objectifs étaient quadruples :

    * Aider à la recherche sur les tortues
    * Fournir un cadre de découverte pour que le grand public découvre les tortues et soit sensibilisé aux problèmes de l'environnement marin.
    * Faire des relâchés.
    * Vendre les produits issues de la tortue: écailles, viande, os, cuir.

 La ferme Corail à la Réunion a fermé ses portes après vingt années d'activités.

La Ferme Corail de St Leu à la Réunion faisait partie des deux établissements au monde d’élevage intensif, la seule solution autorisée pour protéger l’espèce et relancer la consommation et l’artisanat local. Après vingt années d'activité, elle a fini par cesser ses activités difficiles à rentabiliser et accusée de développer la consommation et donc le braconnage.
Récit de cette expérience prometteuse mais pas concluante.

LA FILIÈRE TORTUE RELANCE L'ECONOMIE

L’élevage favorise le développement d’une véritable filière économique utilisant sa production. Les formations (1980, 1981 et 1982) en artisanat utilisant l’écaille d’élevage sont un succès : sept ateliers sont créés et transformeront également des os et le cuir. L’approvisionnement régulier favorise la valorisation par les restaurateurs et les industriels qui proposent samoussas, viande fumée, conserves de soupe ou civet et foie gras des mers. La viande de tortue d’élevage approvisionnera également, mais avec un succès moindre, certaines cantines scolaires.


L’ÉLEVAGE EN RANCH

L’élevage en "ranch" consiste à faire grossir en captivité des juvéniles prélevés dans le milieu naturel. Le ranch de Saint-Leu prélevait les nouveaux-nés sur les îles Eparses d'Europa et de Tromelin sur lesquelles plusieurs millions de naissances ont lieu chaque année. Afin de ne pas pénaliser le renouvellement des populations de tortues sur ces îles, seules les tortues naissant le jour pouvaient être prélevées pour le ranch: ces nouveaux-nés sont naturellement la proie des oiseaux marins, notamment des frégates. Le nombre de tortues prélevées était fixé par la préfecture de La Réunion après étude par l’ISTPM, (qui devint ensuite l’Ifremer).

LA FERME DE TOUTES LES POLÉMIQUES

Pour les acteurs économiques et les collectivités, le ranch de Saint-Leu est le symbole d’une Réunion qui innove pour sortir d’un chômage «endémique» élevé et redresser la balance commerciale en exportant sa production. Les promoteurs de l’élevage assurent que la mise sur le marché de produits d’élevage fera baisser la pression sur les stocks sauvages et que la préservation des plages de ponte des îles Éparses, nécessaire pour assurer la pérennité des prélèvements de nouveaux-nés, contribue à la conservation de l’espèce. Par ailleurs, dans les années 80, cet élevage original sera le site touristique le plus visité de l’île.

Contrairement aux défenseurs du ranch, les associations écologistes soutiennent que le maintien d’un commerce de tortue entretien un besoin et favorise indirectement le braconnage.

Le ranch a fermé ses portes après vingt d'activités à cause des difficultés à rentabiliser cette activité extrêmement règlementée par les lois internationales, un marché très réduit et une image impopulaire.

L'absence de certitudes quant à l'effet d'un relâchage et la possibilité de provoquer des épidémies dissuadent les gouvernements de soutenir ces initiatives. Les fermes semblent avoir toutes fermé.

Source: Kélonia, l’observatoire des tortues marines, Saint-Leu, île de La Réunion

Le sondage de cette semaine: Pour ou contre une ferme d'élevage de tortues en Polynésie?  


Résultats du sondage:

- Pour une ferme d'élevage de tortue: 55%
- Contre: 29%
- Ne se prononcent pas: 16%

Sondage du 24 au 30 novembre 2010. Nombre de votants: 31

dimanche 21 novembre 2010

Pourquoi la protection de l'environnement n'avance pas en Polynésie?

Ville sale, plages et bords de routes sales, rivières polluées, tortues menacées, fourmis de feu, chiens errants, nuisances sonores... Pourquoi ces sujets reviennent sans arrêt sur le tapis et pourquoi finalement rien n'est fait? Il existe des dizaines d'associations pour la protection de l'environnement en Polynésie. Que font-elles concrêtement? Difficile de le savoir. La plupart n'ont pas de site web. Pour les rares qui en ont un, soit ils ne sont pas mis à jour, soit ils démontrent le manque d'activité de ces associations. A propos de la polémique récente sur la légalisation de la pêche à la tortue: rien. Pas un mot, pas une prise de position, RIEN.
Un dont on connait les actions sur le terrain, c'est notre éco-soldat Guy Jacquet dont la télé ne manque jamais de filmer les prises de positions courageuses et tonitruantes; mais pour quels résultats? on n'en sait rien. Quelles plaintes ont abouti, quels sites ont été préservés, bref quels résultats concrets?... Aucune info...


Notre éco-soltat Guy Jacquet ardent protecteur de l'environnement
mais pour quels résultats?
Pas étonnant que le gouvernement n'ait jamais mis en place aucun plan digne de ce nom pour améliorer notre environnement si les associations supposées tirer les sonnettes d'alarme sont toutes soit en sommeil ou soit totalement désorganisées.

Signe du manque de réactivité des associations, la pétition contre le retour de la pêche à la tortue en Polynésie n'a été pas lancée par un groupe mais par une simple citoyenne (affiliée ni à une asso ni à un parti).

Voici la liste des sites liés à la protection de l'environnement en Polynésie

AUCUN de ces sites n'a publié quoi que ce soit sur le retour possible de la pêche à la tortue proposé par notre ministre de l'environnement et de l'écologie.
Si vous connaissez d'autres sites polynésiens sur le sujet, merci de les signaler en commentaire.

Mise à jour de la liste des sites liés à la protection de l'environnement en Polynésie:


P.S. J'ai retiré le sondage en cours "Notre ministre de l'écologie Jules IEN FA doit-il démissionner?" puisqu'il a finalement démissionné. Les résultats partiels étaient 13 voix pour et une contre.

vendredi 19 novembre 2010

Notre ministre de l'écologie Jules IEN FA doit-il démissionner?

Jules IEN FA, ministre de la santé et de l’écologie, en charge de l’environnement persiste et signe pour autoriser la pêche à la tortue.
Photo: La Dépêche.
Jules IEN FA, Ministre de la santé du gouvernement TONG SANG en Polynésie française a annoncé hier (18 novembre) l'intention d'accorder des dérogations à l'interdiction de la pêche à la tortue. "Il est prévu, dit-il, que les pêcheurs professionnels dans le cadre de leurs besoins alimentaires en mer, les habitants de certaines îles confrontés à des problèmes de dessertes maritimes et aériennes engendrant des difficultés alimentaires, et enfin certaines associations légalement constituées, en vue de certaines activités récréatives, puissent obtenir des dérogations en dehors de la période du 1er juin au 31 janvier et pour des tortues dont la carapace présente une longueur supérieure à 65 cm dans son plus grand axe."*  La pêche à la tortue comme "activité récréative"... on croit rêver...


*Source: Tahiti Today du 18 novembre

Cette nouvelle annonce a ravivé la colère des défenseurs des tortues.
Une pétition a été lancée Pour la démission de Jules IEN FA, Ministre de la Santé de Polynésie Française

Notre ministre de l'écologie IEN FA veut autoriser la pêche à la tortue pour raisons alimentaires et "récréatives".

QBO pour la démission de IEN FA

Lu sur la page FB de Quito Braun Ortega (dédiée à la protection des tortues marines en particulier, et à la protection de l'Environnement en général)

Lorsque l’on constate l’ampleur croissante et alarmante que prend le braconnage des tortues marines en Polynésie française, et que l’on a écouté ce jour, en séance officielle de l’Assemblée de Polynésie Française (APF), les propos du Docteur Jules IEN FA, ministre de la santé et de l’écologie, en charge de l’environnement et de la prévention des risques sanitaires, on comprend mieux la situation très préoccupante dans laquelle se retrouve les tortues marines de Polynésie française, notamment par la déliquescence des autorités territoriales à faire respecter la réglementation en vigueur.

C’est pire qu’une absence de « volonté politique », c’est au moins « de la complaisance, voire de la complicité criminelle » du gouvernement territorial, et finalement de tous les représentants à l’APF… !

Monsieur le ministre de l’écologie, en charge de l’environnement, il serait peut être temps de donner votre démission au président du gouvernement… ?

Si vous n’en avez pas le courage, nous essaierons de vous convaincre du bien fondé d’une telle démarche courageuse de votre part, au moyen d’une pétition… !

Parahi,
Quito 

Le sondage de cette semaine: Notre ministre de l'écologie Jules IEN FA doit-il démissionner?
Votez en bas de page


Samedi 20 novembre: à la Une de la Dépêche de ce matin: "Jules IEN FA démissionne"

lundi 15 novembre 2010

PDG pour ATN ? Cédric Pastour devance Georges Puchon

Cédric Pastour (le candidat soutenu par le ministre Steeve Hamblin) devance d'une tête Georges Puchon dans notre sondage "Quel PDG préférez-vous pour ATN ?"

- Cédric Pastour 8 (33%)
- Georges Puchon 6 (25%)
- Quelqu'un d'autre (sans préciser qui) 4 (17%)
- Christian Vernaudon 3 (13%)
- Patrick Leboucher 1 (4%)
- Nick Toomaru 1 (4%)
- Ne se prononce pas 1 (4%)

Sondage du 9 au 15 novembre. Nombre de votants: 24.

Un nouveau candidat pour ATN, Macco Taerea

Un nouveau candidat pour ATN, Macco Taerea (ancien gérant de station service parait-il) vient de déposer sa candidature : Dans sa lettre de motivation, il écrit:
"Chef d’entreprise dans le domaine du transport et du carburant depuis plus de dix ans, je me permets de vous soumettre ma candidature afin que mon énergie à toute épreuve, ma rigueur et mon éternel sens du management et du renouveau soient mis au service d’une société de transport aérien en qui je veux croire et pour qui je veux œuvrer."
Source: Tahiti Today

mardi 9 novembre 2010

Tortues: quels responsables politiques ont signé la pétition ?

Parmi les personnalité politiques du Fenua, qui a signé la pétition contre la reprise de la pêche à la tortue en Polynésie* ? Au gouvernement, personne; à l'Assemblée, seulement Bouissou et Oscar; et à part ça, Quito Braun Ortega, Jacky Bryant et Nicole Bouteau.
Nous avons surligné en vert ceux qui l'ont signé et en rouge ceux qui ne l'ont pas signé et en jaune ceux qui l'ont signé tardivement, après le 9 novembre, c'est à dire 15 jours après le début des débats.


Au gouvernement : personne
Gaston TONG SANG, Président
Edouard FRITCH, Vice-président
Tearii ALPHA, ministre des affaires foncières, de l’aménagement, de l’habitat et de l’équipement, en charge de l’urbanisme
Teva ROHFRITSCH, ministre de la reconversion économique, du commerce extérieur, de l’industrie et de l’entreprise, en charge de l’économie numérique et du développement des technologies vertes 
Steeve HAMBLIN, ministre du tourisme et des transports aériens internationaux, en charge de l’aéroport de Tahiti – Faa’a 
Teura IRITI, ministre de la solidarité et de la famille, en charge de la réforme de la protection sociale généralisée et des personnes vulnérables 
Jules IEN FA, ministre de la santé et de l’écologie, en charge de l’environnement et de la prévention des risques sanitaires 
Moana GREIG, ministre de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la recherche 
Temauri FOSTER, ministre des ressources maritimes, en charge de la promotion de la perliculture, de la pêche et de l’aquaculture 
Frédéric RIVETA, ministre de l’économie rurale, en charge de l’agriculture, de l’élevage, des forêts et de la promotion des agro-biotechnologies
Mita TERIIPAIA, ministre de la culture et de l’artisanat, en charge de la vie associative et des relations avec les communautés cultuelles 
Louis FREBAULT, ministre du développement des archipels et des transports intérieurs 
Lana TETUANUI, ministre du travail et de l’emploi, en charge de la formation professionnelle, du dialogue social et de la lutte contre la vie chère 
Jean-Pierre BEAURY, ministre de la jeunesse et des sports

A l'Assemblée: Bouissou et Temaru

ALGAN Emma (Ia ora Te Fenua - Iles du vent)
BERTHOLON Nicolas (To Tatou Ai’a - Iles du vent)
BOPP DU PONT Tamara (Union Pour La Démocratie - Iles du vent)
BOUISSOU Jean-Christophe (Ia ora Te Fenua - Iles du vent)
BREMOND Madeleine (Tahoeraa Huiraatira - Iles du vent)
BRODIEN Rosine (To Tatou Ai’a - Iles du vent)
CHAVEY Daphné (To Tatou Ai’a - Iles du vent)
CROSS Valentina (Union Pour La Démocratie - Iles du vent)
DROLLET Jacqui (Union Pour La Démocratie - Iles du vent)
FLOSSE Gaston (Tahoeraa Huiraatira - Iles du vent, sénateur)
FREBAULT Joëlle (To Tatou Ai’a - Marquises)
FREBAULT Pierre (Union Pour La Démocratie - Iles du vent)
FULLER Thilda (Non-inscrits - Iles du vent)
GALENON Minarii (Non-inscrits - Iles du vent)
GEROS Antony (Union Pour La Démocratie - Iles du vent)
HANDERSON Georges (Union Pour La Démocratie - Iles du vent)
HIRSHON Unutea (Union Pour La Démocratie - Iles du vent)
IZAL Heifara (Tahoeraa Huiraatira - Iles du vent)
KAUTAI Benoît (Tahoeraa Huiraatira - Marquises)
KOHUMOETINI René (Tahoeraa Huiraatira - Marquises)
LISAN Marcelin (To Tatou Ai’a - Iles sous le vent)
MAAMAATUAIAHUTAPU Victor (Union Pour La Démocratie - Tuamotu Ouest)
MANUTAHI LEVY-AGAMI Sandra (Tahoeraa Huiraatira - Iles du vent)
MARAEA Emma (To Tatou Ai’a - Iles sous le vent)
MARAEURA Teina (To Tatou Ai’a - Tuamotu Ouest)
MARITERAGI-MAIROTO Liliane (To Tatou Ai’a - Tuamotu Est et Gambiers)
MATAOA Léonie (To Tatou Ai’a - Tuamotu Ouest)
MATI Juliana (Union Pour La Démocratie - Iles du vent)
MERCERON Armelle (Ia ora Te Fenua - Iles du vent)
MOUTAME Thomas (Tahoeraa Huiraatira - Iles sous le vent)
OLLIVIER Maryse (Union Pour La Démocratie - Iles du vent)
OOPA-AFO Annick (Union Pour La Démocratie - Iles sous le vent)
PARKER Eleanor (To Tatou Ai’a - Iles du vent)
PEU Tuti (To Tatou Ai’a - Iles sous le vent)
PORLIER Teikinui (Ia ora Te Fenua - Iles du vent)
RAAPOTO Jean-Marius (Union Pour La Démocratie - Iles du vent)
RICHETON Monique (Tahoeraa Huiraatira - Tuamotu Est et Gambiers)
ROOMATAAROA Fernand (Union Pour La Démocratie - Australes)
SAGE Maina (Ia ora Te Fenua - Iles du vent)
SALMON James (Union Pour La Démocratie - Iles du vent)
SCHYLE Philip (Non-inscrits - Iles du vent)
SINJOUX Tarita (Tahoeraa Huiraatira - Iles du vent)
TAHIATA Chantal (Union Pour La Démocratie - Australes)
TAHUHUATAMA Juliette (Tahoeraa Huiraatira - Australes)
TAMA Françoise Miriama (Union Pour La Démocratie - Iles du vent)
TANSEAU Robert (To Tatou Ai’a - Iles du vent)
TCHOUN YOU THUNG HEE At Tchong (To Tatou Ai’a - Iles du vent)
TEFAARERE Hirohiti (Union Pour La Démocratie - Iles du vent)
TEMARU Oscar Manutahi (Union Pour La Démocratie - Iles du vent)
TEMEHARO René (Tahoeraa Huiraatira - Iles du vent)
TEROOATEA Sylviane (To Tatou Ai’a - Iles sous le vent)
TEURA Justine (Union Pour La Démocratie - Iles sous le vent)
TUAHU Ismaël (Union Pour La Démocratie - Iles sous le vent)
TUIHO-BUILLARD Catherine (Union Pour La Démocratie - Iles du vent)
VERNAUDON Béatrice (Ia ora Te Fenua - Iles du vent)
VERNAUDON Clarenntz (Union Pour La Démocratie - Iles du vent)
YIP Michel (Tahoeraa Huiraatira - Tuamotu Est et Gambiers)

A part ça...  Quito, Bryant, Bouteau, Puchon...


Bruno SANDRAS (Ia Hau Noa, député, maire de Papara)

Emile VERNAUDON (Ai'a Api, maire de Mahina)

Enrique "Quito" BRAUN ORTEGA (comité QBO)


Georges Puchon (Rautahi, ex-ministre des finances)

Jacky BRYANT (Heiura les Verts)

Michel BUILLARD (Union pour un Mouvement Populaire, député, maire de Papeete)

Nicole BOUTEAU (No Oe E Te Nunaa)

Richard TUHEIAVA (Tavini Huiraatira, Sénateur)

Teiva MANUTAHI (Porinetia Ora)


Est-ce que le fait qu'un responsable politique ait pris la peine ou non de signer la pétition est révélateur...? d'après vous...?

La liste n'est pas exhaustive. Vous pouvez la compléter en commentaire.

RAPPEL DES FAITS


26 octobre: la DIREN lance l'idée de quotas de pêche
Au 1er symposium international sur les tortues marines en Polynésie française,
la Direction de l'Environnement (DIREN) évoque une éventuelle modification de la réglementation, avec un retour possible à une pêche avec quotas.

28 octobre: le ministre de l'environnement confirme
Jules Yen Fa: "La politique protectionniste menée jusqu’à aujourd’hui n’a pas su porter ses fruits. (...) C’est pourquoi, il paraît essentiel (...) d’imaginer de nouvelles méthodes de conservation qui permettraient de concilier la protection et la multiplication des populations de tortues marines en Polynésie française, et sa consommation strictement alimentaire, et non commerciale, dans nos îles les plus éloignées."

4 novembre: le gouvernement fait machine arrière (10 jours plus tard)
Le Président de la Polynésie Française et l’ensemble de son gouvernement souhaitent "couper court à toute polémique locale, et désormais internationale, en affirmant qu’aucun projet visant la libéralisation de la chasse et la consommation de la tortue en Polynésie Française n’a été étudié, ni validé par le gouvernement".


* La pétition: http://www.petitionenligne.fr/petition/non-au-retour-de-la-peche-a-la-tortue-en-polynesie-francaise/321

lundi 8 novembre 2010

A votre avis qui serait le meilleur PDG pour ATN ?

Air Tahiti Nui (ATN) va choisir son nouveau PDG dans quelques jours.
Les candidats ont jusqu'au 15 novembre pour postuler.

Les critères de sélection sont les suivants :

- Un profil de manager reconnu dans le domaine du transport aérien, disposant d’un réseau relationnel solide :

- au plan national : auprès des autorités techniques et institutionnelles, avec d’excellentes relations avec les autres compagnies aériennes et les autorités de tutelle dont la DGAC

- au plan international : avec les opérateurs internationaux susceptibles de nouer des accords de transport aérien (Alliance, Code Share, Joint Venture) et l’Association Internationale des Transporteurs Aériens (IATA)

- Un profil d’entrepreneur, conscient des enjeux et du fonctionnement de l’industrie touristique

- Un homme pédagogue et ouvert, doté d’un grand sens des relations humaines pour renforcer le dialogue social avec les personnels et loyal vis-à-vis des actionnaires

- Un homme apte à prendre les décisions rigoureuses et piloter le changement dans l’entreprise, sans être lié à des intérêts particuliers

- Un chef d’entreprise qui donne confiance aux établissements bancaires et aux investisseurs privés.

Il y a à ce jour quatre candidats officiellement en lice pour succéder à Christian Vernaudon qui a quitté la compagnie le 2 juillet dernier :
- Cédric Pastour, soutenu par le ministre Steeve Hamblin.
- Patrick Leboucher,
- Nick Toomaru et
- Georges Puchon.

Il se murmure que Christian Vernaudon aimerait reprendre le manche...

Qui serait à votre avis le meilleur PDG pour notre compagnie aérienne?

Votez en bas de page...

98% contre la légalisation de la pêche à la tortue

46 sur 47 votants (1) se sont prononcé contre la légalisation de la pêche à la tortue en Polynésie française. Une personne a voté "pour".
Après une période de cafouillage pitoyable, il semble bien que le gouvernement ait fait machine arrière au sujet de ce projet de légalisation. La colère de la population s'est fait largement entendre, il faut dire. A ce jour, 2.766 personnes ont signé la pétition en ligne (2) "contre le retour de la pêche à la tortue en Polynésie française".


En tout cas, cette affaire aura terni une fois de plus l'image de la Polynésie au niveau international...

1: Sondage du 30 octobre au 5 novembre 2010.
2: http://www.petitionenligne.fr/signatures/non-au-retour-de-la-peche-a-la-tortue-en-polynesie-francaise/321

samedi 30 octobre 2010

Derrière un "bon" steak de tortue, la barbarie

En marge du débat sur la légalisation de la pêche à la tortue, rappelons qu'il s'agit non seulement de la menace de disparition de ces magnifiques animaux mais aussi de la cruauté avec laquelle les tortues capturées sont habituellement traitées: souvent laissées à agoniser sur le dos plusieurs jours jusqu'à leur mort, quand elle ne sont pas dépecées vivantes...
Bien que les tortues ne crient pas, la sensation de douleur est aussi aigüe que chez les mammifères.

La barbarie en images:



Cette vidéo a été tournée en Australie mais les tortues ne sont pas mieux mieux traitées en Polynésie. L'interminable agonie sur le dos reste une pratique très courante.


jeudi 28 octobre 2010

Pour ou contre la légalisation de la pêche à la tortue en Polynésie Française?


La direction de l’Environnement veut “mettre fin à la prohibition” qui interdit la pêche et la consommation de tortues en Polynésie, et envisage de mettre en place des quotas de pêche.
Cette nouvelle a déclenché un grand émoi dans la population.
D'un côté il y a les amateurs de viande tortue qui ne veulent plus être hors la loi, et de l'autre, ceux qui craignent que les tortues ne viennent à disparaître de nos eaux.

La légalisation de la pêche à la tortue va-t-elle provoquer une baisse du nombre de tortues - voire leur disparition - dans nos eaux ou bien pensez-vous que le gouvernement peut garantir le respect des quotas et la survie de ces espèces en mettant en place des moyens de surveillance ?

Etes-vous pour ou contre la légalisation de la pêche à la tortue en Polynésie française?

Votez en bas de page...

SIGNEZ LA PETITION LOCALE
Voici le lien de la pétition locale contre la réouverture de la chasse aux tortues : http://www.petitionenligne.fr/signatures/non-au-retour-de-la-peche-a-la-tortue-en-polynesie-francaise/321

POUR AVOIR L'APPUI DE LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE

Signer une pétition locale, c'est bien, mais pour être sûr de se faire entendre demandons aussi à Avaast de prendre parti contre la pêche et la consommation de tortue en Polynésie.
Avaaz.org est le plus grand mouvement mondial sur internet qui implique les citoyens pour faire peser leur opinion sur les décisions politiques à travers le monde.
Avaast invite les citoyens à proposer des campagnes. Plus nous serons nombreux à proposer cette campagne de protection, plus nous serons pris au sérieux. Remplissez votre demande ici: http://www.avaaz.org/fr/contact/

lundi 18 octobre 2010

Pendant ce temps-là...

Deux canards sont en train de nager dans un étang, l'un fait:
- "Coin coin!"
Et l'autre répond:
- "J'allais le dire..."

Je ne pense pas que ça puisse faire l'objet d'un sondage... la vie politique actuelle non plus d'ailleurs...