mercredi 14 avril 2010

Qui sauvera le radeau de la Polynésie ?...

 Le radeau de la Polynésie abandonné à la dérive
par la "Caste"

Lu sur Tahiti Tomorrow (extrait):

La relève se fait attendre

 Quelque soit le milieu social, quelque soit la confession philosophique ou religieuse, quelque soit l’origine ethnique, les polynésiens sont malades de leurs élus.

Une petite dizaine de mois, au maximum, nous sépare de l’organisation d’élections anticipées.

Autrement dit, c’est pour demain matin.

Où sont-ils les remplaçants ?

Le sang neuf hésite encore à faire son « coming-out » politique.

A par Nicole BOUTEAU et le confidentiel mais néanmoins courageux Teiva MANUTAHI, nous ne voyons rien de lourd poindre à la grille de Tarahoi .

Si ! j’oubliais Quito Braun Ortega.

Gentleman et homme d’affaire, la politique le « gratouille »…

Quito a le potentiel pour  faire un retour à l’Assemblée.



Commentaire de Tahiti Référendum :


Il y a une grande expectative vis à vis de QBO que ce soit dans le camp des autonomistes que celui des indépendantistes si l’ont en juge les comm dans les blogs politiques. Toutefois, il y avait aussi un grand espoir en faveur de GTS. J’ai participé à la marche suite à la trahison de Flosse… des milliers de personnes exaspérées des magouilles… tout cet espoir, malgré la pluie… et quelle déception au final!

Alors, reporter tout cet espoir sur QBO?… ca se fera peut-être mais à mon avis, c’est une erreur de donner carte blanche à un homme: mettre le bulletin dans l’urne et attendre les miracles, ça marche pas!

Tant que les citoyens ne seront pas organisés en une entité vigilante pesant un poids suffisant pour influencer les actions des élus notamment par voie de référendum, on peut s’attendre à des dérives et à des déceptions…

Et je dirais comme QBO que les citoyens n’ont pas d’ambition politique, ils ont déjà assez de mal comme ça pour survivre et que ce sera un sacrifice pour eux de s’investir dans une tel mouvement citoyen (c’est mon cas), mais le changement ne peut venir que des citoyens. Les politiques n’ont aucun intérêt -ni aucune intention- à ce que ça change…

Lire l’article complet de Lamomie sur Tahiti Tomorrow

Suivant la formule consacrée, les opinions exprimées dans Tahiti Tomorrow ne reflètent pas forcémment le point de vue de Tahiti Référendum.

10 commentaires:

Phil a dit…

Pensez-vous qu’il faille créer une nouvelle association ou en développer une déjà existante?…

Une personne m’a contacté en disant:
« Créer à chaque fois de nouvelles assoc, groupement, mouvement, j’y crois pas trop, j’ai le sentiment qu’on se divise plutôt qu’on ne se rejoigne même si on va dans le même sens. J’ai rejoins depuis un petit moment No to u Fenua, le collectif créé sous l’impulsion d’associations de la côte est avec entre autre Haapape a ara (comité vigilence environnemental de Mahina), Haururu (protection de la vallée de Papeno), L’assoc contre la fourmie de feu (jsais plus le nom), fa’afaite (l’assoc de la pirogue traditionelle que tu peux voir sur le quai front de mer), Te tia ara (protection consommateur), Moruroa e Tatou .. et bien d’autres encore. J’ai vraiment le sentiment que si on se rassemble tous derrière ce collectif qui englobe la culture, le social et l’environnemental on ne sera que plus fort et je t’assure qu’il y a des gens compétents et motivés dans ce collectif (Yves doudoute, Denis Helme, Pascal Erhel, Maono Vincent, Théo Sulpice, Yannick Ebb, Christophe de Te tia Ara qui est juriste …) »

J’ai entendu parler mais je ne connais pas personnellement ce collectif… Qu’en pensez-vous?…

Fiuman a dit…

Et pourquoi pas aux prochaines élections une liste pour la départementalisation ?
Histoire de bien faire comprendre à ces guignols qu'on ne veut plus leur incompétence.

Anonyme a dit…

N'y avait-il pas sur le blog une pétition pour devenir un département ?
Il faut combien de signatures pour une pétition des citoyens ?

Phil a dit…

Nous avons effectivement fait un sondage en janvier sur le statut souhaité par les Polynésiens qui montrait une nette préférence pour la départementalisation.

Résultats du référendum "Quel statut souhaitez-vous pour la Polynésie?"
Du 12 au 19 janvier 2010
Sur 419 votants

62% souhaitent que la Polynésie devienne un département
27% souhaitent rester dans l'autonomie
10% souhaitent l'indépendance

Publié le 19/01/2010, voir la page

Phil a dit…

Concernant le nombre de signature qu'il faut pour valider une pétition, je ne sais pas s'il y a une règle en France mais dans les pays où la démocratie participative est bien établie, je crois que c'est de l'ordre de 2% (Suisse) à 5% (Quebec) de la population de plus de 15 ans.

FAQ sur les pétitions à Montreal

Pour une pétition dans la ville de Papeete, je pense qu'il faudrait au moins 1.000 signature pour qu'elle soit prise au sérieux.

Fiuman a dit…

N'empêche qu'une liste départementaliste, ça les ferait bien flipper tous ces tocard, ils feraient dans leur frocs !!!

Phil a dit…

Ouais, je pense qu'elle aurait de grandes chances de l'emporter... je dis pas que je suis pour mais ce serait un grand soulagement pour pas mal de monde!

N.L. Taram a dit…

Ia ora na outoiu,

Il y a deux choses :
D'abord le référendum...
Article 159 : (modifié par LO n° 2007-1719 du 7 décembre 2007, art 5-IV et 27-I) I. -
L'assemblée de la Polynésie française peut soumettre à référendum local tout projet ou proposition
d'acte prévu à l'article 140 dénommé "loi du pays" ou tout projet ou proposition de délibération tendant
à régler une affaire de sa compétence, à l'exception, d'une part, des avis qu'elle est appelée à rendre sur
les projets et propositions de loi et sur les projets d'ordonnance, d'autre part, des résolutions qu'elle
peut adopter dans le cadre des articles 133 et 135.
Le conseil des ministres peut soumettre à référendum local, après autorisation donnée par
l'assemblée de la Polynésie française, tout projet d'acte réglementaire relevant de ses attributions.
Sans intérêt puisque c'est l'assemblée qui décident...

Et la pétition :
Article 158 : L’assemblée de la Polynésie française peut être saisie, par voie de pétition, de toute
question relevant de sa compétence.
La pétition peut être présentée à titre individuel ou collectif. Elle doit être établie par écrit, sous
quelque forme que ce soit, rédigée dans les mêmes termes et signée par un dixième des électeurs
inscrits sur les listes électorales en Polynésie française. Elle doit être datée et comporter le nom, le
prénom, l’adresse de chaque pétitionnaire et le numéro de son inscription sur la liste électorale.
La pétition est adressée au président de l’assemblée de la Polynésie française. Le bureau de
l’assemblée se prononce sur la recevabilité de la pétition par une décision motivée, qui peut faire
l’objet d’un recours devant le tribunal administratif.
Lorsque la pétition est recevable, le président de l’assemblée de la Polynésie française en fait
rapport à la plus prochaine session de l’assemblée.
Il faut donc 10% des électeurs. Mais dans la limite des compétences du Pays, hors le statut n'est pas de notre compétence... Un comble !!!
Reste la rue....

Phil a dit…

10% c'est énorme! ça veut dire: "politique, chasse gardée... citoyens circulez!" Mais une pétition avec 2.000 signatures ferait la Une des média et susciterait des vocations pour la création d'un parti pro-départementaliation, vu le potentiel considérable de sympatisants...

Phil a dit…

Puisque la relève tarde à se lever, nous publions un petit guide pour monter votre propre parti suivi d'un mode d'emploi de la démocratie participative... que du vécu...

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