dimanche 2 mai 2010

Faut-il forcer les élus à démissionner tout de suite?

Marche pour la dissolution. Photo Moeata Simon-Tahitipresse
La marche de protestation du 1er mai organisée par le syndicat A Tia i mua n'a pas eu le succès escompté. A peine environ 500 personnes ont défilé, alors que le syndicat en espérait des milliers.

L'objectif de la manifestation était de demander la démission des représentants de l’APF et du gouvernement d'ici un mois faute de quoi le secrétaire général Jean-Marie Yan Tu menace de "bloquer les institutions".
Ni les autres syndicats et ni les partis politiques ni le gros de la population n'ont adhéré au mot d'ordre et à la menace, malgré le ras-le-bol général. Pourquoi? Le consensus est, semble-t-il, qu'il ne servirait à rien de faire des élections anticipées avant la modification de la loi électorale promise par Paris.

Marie Yan Tu a donné un ultimatum: si la dissolution n'intervient d'ici un mois, le syndicat la forcera en "bloquant les institutions" (en faisant le siège de l'Assemblée et de la Présidence?).

Après la marche, Jean-Marie Yan Tu accompagné de membres du syndicat ont été reçus par Adolphe Colrat. Le Haut commissaire leur a expliqué la nécessité d'attendre la réforme du mode de scrutin avant d’envisager une dissolution.

Que cette marche soit l'expression de la colère populaire qui gronde, c'est certain, mais 500 personnes ne sauraient représenter la population et imposer leur volonté par la force.

Le sondage de la semaine:
Etes-vous favorables à des élections anticipées à l’Assemblée avant même la réforme du mode de scrutin?
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4 commentaires:

Temana a dit…

Une des raisons (à part celle qu'une démission collective semble irréaliste, voire irresponsable sans avoir modifié le mode de scrutin) pour laquelle la population n'a pas adhéré à la marche de contestation repose sur la personnalité ambiguë du leader Jean-Marie YAN TU. Il n'est pas plus crédible que les autres politiciens en place et ne représente aucune alternative constructive. Pourquoi s'associer avec quelqu'un qui figure (il me semble) parmi les emplois fictifs?
En outre, il est pratiquement impossible de bloquer physiquement les institutions depuis l'entrée en vigueur du statut de 2004: les représentants peuvent se réunir à n'importe quel endroit pour poursuivre les séances.
Proposition: à quand les séances virtuelles où les représentants sont installés tranquillement chez eux devant l'ordinateur?

Phil a dit…

Tu as raison, Temana, Jean-Marie YAN TU est celui qui a bénéficié du contrat "sans utilité publique" qui a valu à Bruno Sandras d'être condamné à rembourser au Pays plus de 27,5 millions, en plus d'une amende de 820 000 Fcfp.
Et ça veut donner des leçons...

Phil a dit…

Interrogé sur d'éventuelles élections anticipées en 2011, Édouard Fritch a annoncé son projet de création d'un parti autonomiste. "Je ne vois pas seulement cela au travers d’une fédération de partis, comme on vient de le voir en février 2008, avec cette fédération - au travers de To Tatou Ai’a - qui a explosé au lendemain des élections", a-t-il déclaré. Et de rajouter : "si l’on pouvait retrouver un parti autonomiste rassemblé autour d’une idée, et c’est celle de l’autonomie, je pense que, oui, oui, nous aurons des chances, et l’UPLD aura en face de lui un bon adversaire. Aujourd’hui, il a de petits adversaires".
Source: Tahiti Presse

"L'autonomie" c'est bateau, Edouard... pourquoi tu prends pas plutôt une idée qui vous décrit mieux comme "l'impunité", par exemple?...

Phil a dit…

Le Vieux lion est un peu famille avec les grands requins qui sillonnent nos eaux. Le grand requin a ceci de particulier qu’il est obligé d’être en perpétuel mouvement pour survivre, à défaut de quoi, il coule net. On ne devrait donc pas tarder à le voir s’agiter.
Extrait du billet de Muriel Pontarolo (Les Nouvelles)

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