lundi 13 décembre 2010

JOYEUX NOËL A TOUS !

C'est bientôt Noël !... Si on décompressait un peu !

Livraison de cadeaux le soir à Papeete...


La crise




JOYEUX NOËL A TOUS et merci de votre fidélité !

dimanche 12 décembre 2010

Violences à l'Île de Pâque: la vidéo qui montre l'attaque


La vidéo montre que les militaires n'ont tiré (à balles en caoutchouc) qu'après avoir été violemment agressés.

Les images de manifestants Rapanui blessés par les militaires chiliens à lÎle de Pâques ont émus les Polynésiens. Nombreux se sont sentis solidaires de ces Polynésiens victimes de l'"Etat colonial" popa'a. Nous avons, nous aussi, justifié l'action des manifestants en expliquant leurs revendications. Afin de rétablir un certain équilibre, nous publions une vidéo qui montre que les militaires chiliens se sont servi de leurs armes à balles en caoutchouc après avoir été acculés par des manifestants violents les lapidant à bout portant avec des pavés.
Des images qui montrent une situation de légitime défense plutôt que de la "répression colonialiste" présentée par les militants.

Les images de manifestants en sang diffusées par les militants ont ému l'opinion publique qui s'est offusqué de cette "agression absurde" alors que les militaires n'avaient guère d'autre alternative que de riposter pour ne pas se laisser déborder.
La police affirme n’avoir tiré qu’après avoir reçu des cocktails Molotov. Pour les manifestants, seule une poignée d’entre eux a jeté des bâtons et des pierres, mais la plupart n’était pas armés.

Le président du Chili, Sebastian Pinera, a justifié l'éviction des manifestant au motif qu’il était de la responsabilité de l’Etat de maintenir l’ordre public, ajoutant qu’il espérait que la question se réglerait dans le dialogue.

Bien que, majoritairement, les Rapa Nui ne remettent pas en question le rattachement de l’île au Chili, le groupe d’activistes "Parlement Rapa Nui", réclame la sécession et le rattachement de l’île de Pâques à la Polynésie française.


samedi 11 décembre 2010

Taramea Awards 2010: qui détrônera Flosse ?

Flosse, Tong Sang et Tefaarere étaient les Taramea 2009

Les TARAMEA AWARDS et les TIARE AWARDS sont de retour. Ce scrutin organisé par le blog Tahiti Herald Tribune est destiné à désigner les politiciens locaux les plus nuls, incompétents, corrompus, et à l'inverse ceux porteurs d'espoir, dévoués, sérieux, compétents.
L'année dernière c'est Gaston Flosse qui avait remporté haut la main l'infamant TARAMEA AWARD tandis que Nicole Bouteau décrochait le convoité TIARE AWARD.

Lolo nous rappelle le principe :

Le TIARE AWARD désignera la personnalité politique locale qui, selon vous porte le plus d'espoir, de compétence, la personne la plus intègre également. Le TIARE AWARD doit récompenser un politicien qui fait avancer les choses, qui a démontré ses capacités, qui a innové...
Le TARAMEA AWARD désignera celui ou celle qui a été absent, qui a brillé par son incompétence. Dans cette catégorie on pourra aussi sanctionner des politiciens impliqués dans des affaires judiciaires, et mettre l'accent sur de l'absentéisme également.
Cette année vous avez jusqu'au 10 Janvier 2011 pour envoyer vos votes à Lolo par email. Lire le règlement sur le blog de THT.

Pour vous, quel est le/la pire politique de l'année?... Votez!
Pas facile de se souvenir des actions, bonnes et mauvaises, de nos hommes et femmes politiques. Les archives de Tahiti Pacifique Magazine, notre "Wikileaks" local, m'ont permis de remémorer quelques temps forts de l'année écoulée.
On verra que le Taramea sortant, à cause de ses démélés  avec la justice et de ses coups fourrés politiques, reste grand favori cette année. Mais rien n'est joué, car ses challengers le talonnent. Fritch depuis qu'il veut devenir calife à la place du calife s'expose en première ligne à la vindicte populaire. Notre ex-ministre de l'environnement, Jules Yen Fa, a pris une option sérieuse sur le titre en proposant le retour de la pêche à la tortue. Pas à proprement parler des politiques mais si proches, les leaders syndicalistes méritent également le titre pour leur blocage du port et de l'aéroport...
Pour ce qui est du Tiare, trouver cette "fleur" sera presque mission impossible, 90% de la population ne faisant plus confiance en ses politiques, selon le dernier sondage RFO-Alvea Consulting réalisé sur un échantillon représentatif de 1026 personnes.

DECEMBRE 2009

Condamnation de Gaston FLOSSE par la Chambre Territoriale des Comptes dans le cadre des emplois fictifs. Il devra rembourser la somme de 231 millions Fcfp et s’acquitter d’une amende de 11,55 millions Fcfp. Il fait appel.

FEVRIER 2010

Le rapport de la Chambre territoriale des compte dénonce l’immense fiasco financier, commercial et de gestion de la chaîne de télévision territoriale TNTV.  Plus de 10 milliards Fcfp de subvention engloutis en 9 ans et demi (entre 2000 et 2009), représentant une « redevance » de 175 000 Fcfp pour chacune des 60 000 familles de P.F.) pour ce qu'on appelait jadis la « Télé-Gaston ».
Une partie de la manne de 1 milliard par an sert, selon Tahiti Pacifique Magazine, à "donner de l’emploi (parfois fictif) à des personnes politiquement utiles ou à des membres des familles de celles-ci. Et si on se fait renvoyer de TNTV, c’est le jackpot » ! Une autre piste favorite est l’utilisation d’intermédiaires pour tous les services, tels la régie publicitaire, l’achat de programmes, la maintenance, l’informatique, l’inventaire et, bien sûr, le « conseil ».
Le coût des seules indemnités (de départ) versées à la suite des contentieux les plus significatifs est supérieur à 73 MFcfp."

MARS

La commune d’Arue remporte pour la cinquième année consécutive la “Tortue d’or” récompensant la commune ayant réalisé le meilleur tri de ses déchets. Maire: Philip SCHYLE

JUIN

Grève générale intersyndicale soit disant "pour la paix" du 10 au 15: blocage du port, trafic aérien international interrompu… malgré le fiasco d’une grève peu suivie.
Selon TPM, "en fait, cette grève était plutôt téléguidée par des politiques pour déstabiliser le gouvernement local."  Une bonne partie des grévistes était composée de fonctionnaires de l’Etat qui protestaient surtout contre la diminution de la surprime de leurs retraites, la fameuse ITR.
2500 voyageurs, essentiellement des touristes, se retrouvèrent bloqués à Papeete, alors que quelques 3000 autres voyageurs attendaient à Los Angeles et Auckland ou Tokyo de pouvoir se rendre à Tahiti.

AVRIL

Le classement ‘Député 2010’ place Bruno Sandras, député-maire de Papara, et Michel Buillard, député-maire de Papeete, respectivement aux 516ème et 540ème places sur 577 députés pour leur assiduité à (ne pas) assister aux séances au palais Bourbon.

Dans l'affaire des "renseignements généraux du territoire" (SED), le sénateur Gaston FLOSSE est condamné à 1,5 million Fcfp d'amende. On lui reproche d'avoir fait “nettoyer” les ordinateurs de ce service et, de ce fait, d'entraver l'action de la Justice. Son avocat fait appel.

MAI

Oscar TEMARU est élu président de l’assemblée de P.F. grâce aux voix du Tahoera'a.
TPM résume cet épisode ainsi:  "lors de la constitution de la majorité en novembre dernier, il y avait entre les partis un accord secret qui accordait le perchoir au Tahoera’a en avril 2010, sans préciser un nom. Bien sûr, l’échéance approchant Flosse déclara « c’est moi », mais vu ses casseroles, personne hors de son parti ne pouvait accepter. Rejeté par tous sauf ses fidèles au premier tour, il ordonna à ses troupes de voter pour Temaru, du genre « c’est moi ou le choléra ». Une fois Temaru au perchoir, il se leva et cria à l’hémicycle et à Temaru « vous devez remercier M. Tong Sang pour avoir été élu ! ». Du mensonge Flosse pur jus, car c’est bien lui qui a ordonné à ses troupes de voter pour Temaru. Or après ce triste spectacle, il n’y avait plus de majorité, donc encore l’instabilité."

4 mai: Gaston FLOSSE est condamné à une amende 1,5 million Fcfp dans “l’affaire des RG” du territoire (“filatures” de personnes par la “cellule espionnage” du SED entre 1997 et 2004).

27 mai: Oscar TEMARU déclare “si nous gagnons les élections,(…) on déclare ce pays indépendant ! ”

JUIN

17 juin: la cour de cassation annule l’inéligibilité du sénateur, mais par contre confirme la culpabilité de M. Flosse, rendant définitive la condamnation du sénateur à un an de prison avec sursis et à deux millions Fcfp d’amende dans l’affaire du dîner de la victoire électorale, dite aussi “affaire des sushis”.

AOÛT

Malgré le rapport de la Chambre territoriale des comptes qui indique que la SEM SAGEP ne sert pratiquement à rien depuis des années, le conseil des ministres du gouvernement Tong Sang nomme en catimini Albert Solia, un cadre retraité, président du conseil d’administration de la SAGEP avec un salaire mensuel  de 990 000 Fcfp par mois. Lorsque la distribution de ce fromage devint public, le tollé fut tel que le jour même le C.A. de la SAGEP se réunissait pour baisser la rémunération de M. Solia à 300 000 Fcfp. Et TPM de conclure: "On attend maintenant la dissolution de cette SEM qui ne sert à rien hormis caser des calciques et qui coûte 156 millions Fcfp (1,3 M€) par an à la collectivité." 

OCTOBRE

5 octobre, les élus du Tahoeraa et de l’UPLD adopte avec 32 voix une loi, dite « Loi Drollet », qui plafonne à 35% le capital détenu par les sociétés étrangères dans une société de téléphonie mobile, une mesure destinée à protéger le monopole actuel de Tikiphone, la filiale de l’OPT. Pourtant c’est le même Drollet qui avait lui-même accordé l’autorisation à Digicel alors qu’il était ministre des Télécommunications. Réaction du ministre de l’Economie, Teva Rohfritsch : « Si l’objectif est d’interdire à Digicel d’investir dans ce pays, écrivez-le clairement ! Nous ne voulons pas de concurrence dans les Telecom ! Gardons le monopole de l’OPT, une grosse caisse dans laquelle on peut puiser, comme je l’ai entendu de la part de certains représentants en tahitien ! », et du représentant Philip Schyle : «”au lieu de faire dans l’attractif, on fait dans le répulsif : après la cherté de la vie, l’instabilité politique, les grèves et les blocages, voici une loi protectionniste contre l’investissement étranger ».

24 octobre: Bénédiction du nouvel hôpital du Taaone lors d’une cérémonie œcuménique, en l’absence de Gaston FLOSSE, « père du projet ». Sa construction a duré neuf ans.

NOVEMBRE

Emile VERNAUDON, Alphonse TERIIEROOITERAI, Georges PUCHON et 12 acolytes ont subi quatre jours de procès devant la tribunal correctionnel de Papeete dans l’affaire OPT où Vernaudon est accusé d’avoir, en tant que ministre, détourné et dilapidé plus de 117 millions Fcfp. Un procès où les accusés s’accusaient mutuellement de façon minable. Le procureur a requis 5 années de prison ferme avec mandat de dépôt et 5 ans d’inéligibilité contre Emile VERNAUDON et  deux ans de prison ferme, 8 millions de Fcfp d'amende ainsi qu'une interdiction de droits civiques, civils et de famille de trois ans pour  Alphonse Teriierooterai. Délibéré le 18 janvier 2011.

Gaston FLOSSE a vu la cour d’appel  de Papeete confirmer sa condamnation  à une amende de 1,5 million de Fcfp,  la peine maximale,  pour « obstacle à l’exercice des pouvoirs attribués aux magistrats » dans le dossier des “barbouzes de la Présidence”. Il ne devrait pas se pourvoir en cassation.

Notre ministre de l'environnement Jules Ien Fa propose une légalisation de la pêche à la tortue alors que l'espèce est dangereusement menacée. Cette annonce provoque un grand émoi dans la population. Les politiques, qui ne veulent pas se mouiller, ne prennent pas position.
QBO demande la démission de Ien Fa.
Une pétition contre ce projet de pêche obtient en quelques jours plus de 3.000 signatures.
Ien Fa démissionne "pour raisons personnelle".

Teura Iriti, notre ministre de la solidarité lance la campagne contre la violence à l'égard des femmes. Son affiche laide en forme de jeu de mot "La violence, ça déchire grave" provoque un tollé: "débile", "scandaleux", "lamentable"...

DECEMBRE

SONDAGE RFO sur échantillon représentatif: La population confirme son attachement à la France et son rejet des politiciens locaux. 90 % ne font plus du tout confiance aux hommes et femmes politiques du fenua; 60% souhaitent que l'Etat soit plus présent.

Teva Rohfritsch, ministre de la Reconversion économique, annonce que le cable Internet Honotua a obtenu sa licence définitive par les autorités US. Le projet avait été lancé en 2008 par l'ex-ministre Jacqui Drollet.

mardi 7 décembre 2010

Le système d'éducation français nettement inférieur aux systèmes asiatique et américain

Au classement international 2010 des performances d'éducation, la France se situe dans la moyenne des pays de l’OCDE mais loin derrière les pays asiatiques. La région de Shanghai (Chine), la Corée du Sud, Hong Kong, Singapour, le Japon prennent les meilleures places. Le modèle éducatif asiatique semble ainsi le plus performant alors même que certaines de ces régions ne font pas partie des pays les plus développés.

En compréhension de l'écrit, les élèves français passent de la 13ème place à la 22ème place ; de la 16ème en 2003 à la 22ème en mathématiques ; quant aux sciences, la France rétrograde du 25ème au 27ème rang.

Le top 10 des plus performants:
  1. Shanghai (Chine)
  2. Corée
  3. Finlande
  4. Hong-Kong (Chine)
  5. Singapour
  6. Canada
  7. Nouvelle-Zélande
  8. Japon
  9. Australie
  10. Pays-Bas. 
La France arrive en 22e position.

SYSTEME FRANCAIS PERFORMANT POUR L'ELITE

"Le système français est performant pour une petite élite. Il y a une dégradation par le bas, avec un nombre plus important d'élèves en échec scolaire", analyse l'expert de l'OCDE. C'est un fait maintes fois souligné, le déterminisme social joue encore plus aujourd'hui qu'autrefois en France.
"Il y a toujours 8% d'élite et 40% d'élèves en grande difficulté à la sortie du CM2. En même temps, les enfants d'enseignants ont quatorze fois plus de chance aujourd'hui d'avoir le bac que les enfants d'ouvriers", constate Laurent Bigorgne, nouveau directeur de l'Institut Montaigne. 

Lire tous les résultats du document de synthèse sur le site de l'OCDE


PALMARES DES UNIVERSITES: LES AMERICAINS AU TOP

L'Academic Ranking of World Universities classe quant à lui les universités du monde entier.
Les établissements américains occupent toujours les premières place. L'Ecole Polytechnique de Paris arrive seulement à la 39e position.

1. Harvard University (USA)
2. University of California, Berkeley (USA)
3. Stanford University (USA)
4. Massachusetts Institute of Technology (USA)
5. University of Cambridge (Angleterre)
6. California Institute of Technology (USA)
7. Princeton University (USA)
8. Columbia University (USA)
9. University of Chicago (USA)
10. University of Oxford (Angleterre)

Classement complet du top 100 des universités

dimanche 5 décembre 2010

Pour comprendre la révolte des Pascuans

Les Pascuans se sentent dépassés par cette société moderne sur laquelle ils n'ont aucun contrôle.

Des éléments pour comprendre le malaise et la révolte des Pascuans qui se manifeste ces jours-ci sur l'île de Pâques.

UNE HISTOIRE QUI COMMENCE MAL...

Les navigateurs européens effectuant des séjours sur l'île y introduisirent des maladies infectieuses inconnues des Pascuans, ce qui entraîna des épidémies à partir de 1836, suivies de mortalités massives, sans oublier les guerres claniques ou tribales qui réduisirent encore la population.

Une vision idyllique de Rapanui avant l'arrivée des Européens


POPULATION DECIMEE

En 1862-1863, une vingtaine de navires conduits par des trafiquants péruviens enlevèrent environ 1500 Pascuans, soit la moitié de la population survivante, afin de servir d'esclaves dans les mines du Pérou. La majorité des Pascuans mourut en captivité. En raison de la pression internationale, le Pérou consentit à rapatrier une centaine de prisonniers sur l'île de Pâques, mais 85 périrent au cours du voyage. Quant à la quinzaine de survivants, ils contaminèrent la population de l'île par la petite vérole et la tuberculose.
En 1872, il ne restait plus que 111 Pascuans sur l'île de Pâques.

LA LOI DIT QUE LES TERRES APPARTIENNENT AUX PASCUANS

Le 9 septembre 1888, le capitaine chilien Policarpo Toro et l'ariki (roi) pascuan Atamu Te Kena officialisèrent la souveraineté de l’île à l’État chilien. Par cet accord dit «Accord des volontés» (Acuerdo de Voluntades), les insulaires cédaient leur souveraineté sur l'île, mais maintenaient leur doit de propriété sur les terres.

Loi chilienne reconnait que les terres de l'île appartiennent aux Pascuans; elle interdit de vendre ces terres à des étrangers, y compris aux Chiliens continentaux. Néanmoins, les militaires n'ont pas toujours respecté la loi chilienne en matière de propriété des terres. Les Pascuans ont alors commencé à réclamer leur autonomie.


L'île de 5.000 habitants n'est pas organisée pour recevoir les 70.000 touristes annuels.


LES PASCUANS SE SENTENT ENVAHIS

Les Pascuans sont aujourd'hui très inquiets en raison de la montée considérable des touristes sur leur petite île de moins de 5.000 habitants, qui reçoit maintenant plus de 70.000 visiteurs annuellement attirés par ses plages, ses paysages volcaniques et, bien sûr, ses emblématiques statues géantes de pierre, les moaïs. Les conséquences de la montée du tourisme de masse pour les Pascuans et l'environnement dans l'île sont considérables. Des centaines de Chiliens sont venus récemment s'installer sur l'île et accaparer les emplois les plus rémunérateurs; l'île compte maintenant quelque 3.000 voitures. Les sites d'enfouissement ne suffisent plus à la tâche, ce qui transforme l'île en une poubelle à ciel ouvert. Enfin, le gouvernement chilien n'aurait rien fait pour protéger les célèbres statues et les sites, qui se dégradent progressivement, alors que le très fragile écosystème de l'île est menacé et que la délinquance juvénile est en augmentation constante.

TOUT SE DECIDE A SANTIAGO

Selon un rapport remis au gouvernement chilien, l'île de Pâques ne pourrait accueillir que 10.000 touristes par an. C'est pourquoi les Pascuans réclament un «conseil migratoire» avec des quotas de touristes et de travailleurs résidants, sur le modèle des mesures mises en place par l'Équateur aux îles Galapagos. Malheureusement, le gouvernement chilien ne semble pas avoir développé une quelconque compréhension pour les requêtes des Pascuans qui désirent contrôler ce qui leur appartient. Tout se décide à Santiago, alors que la plupart des fonctionnaires n'ont jamais visité l'île.
Un projet de statut d'autonomie est parait-il à l'étude depuis quelques années mais pour le moment, rien de concret n'en est sorti...


Les Polynésiens de diverses nationalités cherchent de plus en plus à affirmer leur identité commune. Ici, une délégation de Rapanui au Festival de Ua Pou (Marquises) en 2007.


Capitale de l'île de Pâques: Hanga Roa
Population: 4413 habitants (2005)
Langue officielle: espagnol
Groupe majoritaire: espagnol (env. 80 %)
Groupes minoritaires: rapanui (env. 20 %)
Système politique: département de la région de Valparaíso (Chili)

Infos mises à jour au 13 sept. 2009

Source: http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/pacifique/paques_ile.htm

samedi 4 décembre 2010

Île de Pâques: Les militaires chiliens tirent sur des manifestants Rapanui revendiquant des terres "ancestrales"

Manifestants rapanui contre militaires chiliens

Les militaires chiliens ont violemment délogé des manifestants pascuans qui occupaient des terrains qu'ils revendiquent comme "ancestraux". Ces évènements n'ont pas été commentés par les grands media internationaux de langue française ni anglaise, à ce jour.
D'après la presse en espagnol, soixante-dix personnes, représentant les principales familles rapanui, ont occupé plusieurs terrains classés "fiscal" (domaniaux), c'est à dire n'ayant pas de propriétaire, donc appartenant au domaine public. Leur revendication: la restitution des terres "ancestrales" qui, selon eux, appartiennent aux familles rapanui. En réponse à ces actions qui ont débuté en juillet, la justice chilienne a donné gain de cause à certaines familles, mais pas à toutes; d'où les mécontentements. Ces problèmes de terres durent depuis des décennies et semblent aussi complexes et épineux qu'en Polynésie. Le gouvernement chilien a envoyé les troupes pour déloger les manifestants des terrains occupés illégalement. Il s'en est suivi un échange de pierres contre fusils à balles en caoutchouc. Plusieurs blessés, dont un gravement.

Les militaires ont tiré des balles en caoutchouc sur les manifestants.

Le Chili a été une dictature militaire jusqu'en 1990. C'est maintenant une démocratie mais les vieux réflexes de répression violente ont la vie dure.

La population d'origine polynésienne sur l'Île de Pâques n'est que d'un peu plus de 2.000 personnes, dont une partie d'origine tahitienne.

Lors du recensement chilien de 2002, 4647 personnes se sont déclarées « Rapanui ». 49% (2269) vivaient sur l'Île de Pâques et 51% (2416) au Chili continental. Ces chiffres ne semblent pas tenir compte des Rapanuis vivant hors du Chili (Polynésie française, Nouvelle-Zélande, continent américain, etc.). La population de l'île était également composée de 1500 autres habitants (chiliens et autres nationalités), soit un total de 3769 habitants sur l'île en 2002 – chiffre qui est aujourd'hui dépassé (8 ans après ce recensement, on parle de 4000 à 5000 habitants sur l'île).

Parmi les Rapanui actuels, bon nombre sont d'origine tahitienne. La faible proportion de Pascuans de souche s'explique par une déportation massive au XIXe siècle. En 1862, les Péruviens qui avaient besoin de main d'oeuvre pour leurs mines de guano ont déporté entre 1000 et 1500 Rapanui (pratiquement la moitié de la population de l'époque) comme esclaves. 90% n'en sont jamais revenu.

70 manifestants rapanui ont occupé plusieurs terrains classés "domaniaux" par l'administration chilienne. Ils en revendiquent la propriété.

Page FB sur la revendication des terres Rapanui (en espagnol) "La Isla de Pascua no esta a venda" (l'Île de Pâques n'est pas à vendre):
http://www.facebook.com/pages/Isla-de-Pascua-no-esta-en-venta/137726519599975

Article sur la lutte sociale à Rapa Nui (en français): http://www.critique-sociale.info/index.php/histoire/111-les-luttes-sociales-sur-lile-de-paques

mercredi 1 décembre 2010

SONDAGE RFO: La population veut rester française mais ne veut plus des politiciens du Fenua

Tandis que les autonomistes essaient de faire du neuf avec du vieux ("Plateforme autonomiste"), la population dans son écrasante majorité vient de confirmer qu'elle ne veut plus d'eux. Elle confirme son attachement à la France (60% souhaitent que l'Etat soit plus présent) mais aussi son rejet massif vis à vis de politiciens locaux en place.

RESULTATS DU SONDAGE RFO*

Les qualités premières que les sondés attendent des responsables politiques sont:
  1. Intégrité et honnêteté
  2. Respect des engagements
  3. Loyauté
  • 97 % des Polynésiens se déclarent insatisfaits de la situation politique
  • 90 % ne font plus du tout confiance aux hommes et femmes politiques du fenua
  • 60% souhaitent que l'Etat soit plus présent
  • 57% demandent un retour aux urnes anticipé
  • 57% souhaitent la tenue d'un référendum d'autodétermination d'ici cinq ans
  • 21 % sont favorables à une mise sous tutelle de l'Etat

Ce soir, Hélène Arte et Olivier Gelin commenteront les résultats à partir de 19 h 45 dans l’émission en direct A PARAU MAI, en compagnie de nombreux invités politiques, universitaires, syndicalistes, représentants de l’État:
- Le haut-commissaire Adolphe Colrat
- le président du Pays Gaston Tong Sang
- Politiques: Nicole Bouteau, la présidente de No oe e te Nunaa, Édouard Fritch et un représentant de l’UPLD
- Universitaires: l’économiste Florent Venayre, le politologue Sémir Al Wardi, l’historien Jean-Marc Régnault et l’anthropologue Simone Grand, et trois étudiants
- Également invités: le syndicaliste Ronald Terorotua, secrétaire général de O oe to oe Rima ; Gilles Yau, président de la CCISM et Frédéric Latil, le responsable du sondage.

* Sondage sur un échantillon représentatif de plus de 1.000 personnes.