vendredi 29 avril 2011

Sabrina veut bouter "les camelots" hors de l'Assemblée

 Sabrina part en guerre contre la corruption et porte avec elle
l'espoir du nuna'a.
d'après une illustration de Genzo.

Sabrina a promis d'être le porte-parole de la population à l'Assemblée, les séances risquent d'être mouvementées dans l'hémicycle.

Interviewée par Tahiti Today, la juriste indépendantiste qui siège maintenant avec non-inscrits ne mâche pas ses mots et laisse aller sa colère envers "une bande de cerveaux handicapés", "puisque 57 représentants ont besoin globalement de 160 collaborateurs pour faire un travail qu'ils ne savent pas faire seuls et qu'ils ne font que se pavaner avec une suite de laquais zélés."

"La race des seigneurs, nous l'avons éteinte en 2004, moins de quatre mois plus tard, quand nous avions  le pouvoir, nous l'avons ressuscitée ." 

"Cette assemblée est une source d'instabilité politique permanente avec une ribambelle d'emplois fictifs légalisés ! "

"Pendant ce temps, des services vitaux ont vu leurs budgets rognés à l'hôpital, ou encore à l'Éducation et des dizaines de gens compétents me téléphonent pour avoir du travail. Ce n'est pas possible de fonctionner comme cela.

"C'est fini de voter comme un seul homme par solidarité quand on est pas d'accord. L'Assemblée est une ruche vide habitée par les camelots du populisme."

"Le gouvernement n'a pas besoin des représentants pour travailler correctement alors je vais demander la disparition pure et simple de cette assemblée."

Source: Tahiti Today

Du moni, Paris en prêtera si Temaru coupe dans le gras


Oscar est parti taparu* du moni à Paris pour payer les fonctionnaires. Paris a dit d'accord mais faut d'abord dégraisser le mammouth. Pour l'essentiel, il s'agit de la suppression des satellites inutiles mis en place pour distribuer des sucettes (postes de fonctionnaires) aux copains et fetii.

L’AFD conditionne le versement du prêt de 41,9 millions d’euros sollicité par le gouvernement Temaru, aux exigences suivantes :

Pour le déblocage d’une 1ère tranche de 25 millions d’euros (2,98 milliards de FCFP) :

o    Geler les effectifs de la fonction publique,

o    Réduire le nombre de ministre ainsi que le nombre de collaborateurs,

o    Réaffecter au budget général l’intégralité des taxes affectées aux établissements,

o    Mise en vente d’un certain nombre d’actifs estimés (par le rapport Bolliet) non essentiels : l’hôtel à Auckland, l’avion présidentiel, les bateaux de la flottille administrative et l’immeuble du boulevard Saint-Germain.


Pour le déblocage de la 2ème tranche de 16,9 millions d’euros (2,02 milliards de FCFP) :

o    Un plan de suppression d’établissements publics et de GIE voté par l’Assemblée de Polynésie française (cf. Rapport Bolliet – Tome 2 – page 12) :

-      TNTV
-      ATP (Agence Tahitienne de Presse)
-      EPIC Vanille
-      EPIC Maison de la Perle
-      SEM S3P (Société du Port de Pêche de Papeete)
-      GIE Tahiti Tourisme
-      EPIC EAD (Etablissement pour l’Aménagement et le Développement)
-      Etablissement EGAT (Etablissement de gestion et d’aménagement de Teva)
-      EPIC EPAP (suppression effective au 1er décembre 2010)
-      EPIC FDA (Fonds de développement des archipels)
-      EPA Fare Tama HAU
-      SEM SAGEP (Société d’aménagement et de gestion de Polynésie)

Source: Entretien accordé par M. François GIOVALUCCHI, actuel directeur de l’Agence Française de Développement (AFD), au quotidien Les Nouvelles de Tahiti (édition du 26 avril 2011).

* taparu du moni: quémander de l'argent

dimanche 24 avril 2011

Sabrina siègera : « Je vais demander à chaque élu s’il accepte que ses indemnités et privilèges soient diminués »

Sabrina remonte dans la pirogue mais les "rameurs" n'aimeront
peut-être pas ce qu'elle a à leur dire.

Des éléments de ce dessin ont été empruntés à des tableaux de Sabrina et de Bobby.

Sabrina Birk qui avait annoncé son retrait de la politique a finalement décidé de siéger à l’Assemblée. La vague de soutien qui a suivi sa démission l’a convaincue d’aller au bout de sa croisade contre le clientélisme et autres dérives au sein de l'hémicycle.

Sabrina nous explique sans détour pourquoi elle "revient dans la pirogue", et comment elle veut "changer les choses de l'intérieur". Ses propositions fortes plairont à la population qui réclame une moralisation de la classe politique ; pour les élus, c’est un pavé dans la marre qui peut changer la donne…

« Il faut faire émerger une majorité sincère et exemplaire. »

TR : Qu'est-ce qui doit changer selon toi ?

Sabrina : « Il faut plus d'honnêteté. Au-delà des idéologies, les gens m'abordent dans la rue pour me féliciter. Pas seulement des indépendantistes mais des autonomistes aussi se disent d'accord avec moi qu'il faut une base d'honnêteté pour pouvoir sortir de la crise. Au commencement, le mouvement indépendantiste était un mouvement humain, soucieux de la population. On a perdu ça. C'est pour ça je dis qu'il faut revenir à nos valeurs: sincérité, compassion, humanisme. Et ce retour aux valeurs demande des sacrifices. Sacrifier les privilèges, sacrifier les compromis du clientélisme. Il n'y a pas de liberté sans sacrifice. Ceux qui ne voudront pas faire ces sacrifices - les gourmands - sont ceux qui ne sont pas sincères. Il faut faire émerger une majorité sincère et exemplaire. »

Sur le site de l'Assemblée, Sabrina fait parti du groupe des représentants "non-inscrits"

« Je vais reverser mes indemnités à une association de protection des enfants »

TR: Concrètement comment est-ce que ça va se traduire ?

Sabrina: « J'ai deux priorités: la diminution des privilèges et des indemnités des élus et la mise en place de la commission de surendettement.

Des journalistes m'ont accusée de vouloir revenir à l'Assemblée pour l'argent ! Ils auraient dû me poser la question et je leur aurais dit que je vais reverser mes indemnités à une association de protection des enfants, sans doute "Enfants du Fenua".

« Il faut réduire le budget de l’APF et redistribuer à la santé, l’éducation, la culture… »

L'assemblée a besoin de réduire le budget consacré à "l'entretien" des élus, et pour cela ils doivent montrer l'exemple. Ils ont 168 collaborateurs au total. Il y a beaucoup d' « embauche sociale », clientéliste, c'est pas le rôle de l'assemblée de faire du social. Le budget de fonctionnement de l'Assemblée est de près de deux milliards. Il faut le réduire pour redistribuer  dans les services qui ont besoin, la santé, l'éducation, la culture etc. En effet, dans le dernier budget de nombreux services ont vu le budget de fonctionnement réduit... imposant des baisses de salaires voire des licenciements...

« Les gens endettés ne peuvent pas rebondir; on les tue ! »

Pour ce qui est du problème du surendettement des ménages, nous sommes la seule collectivité de l'ensemble français qui ne bénéficie pas d'une commission de surendettement pour protéger les familles. Les banques n'accordent aucun sursis. Les gens ne peuvent pas rebondir; on les tue ! Ce projet de commission est prêt depuis des années mais ça ne passe pas, je pense parce que les banques ont un réseau d'influence sur le politique. Il faut absolument mettre ça en place, car cela permettra aux personnes licenciées ou victimes d'une situation de force majeure, divorce, décès, etc. de bénéficier d'un sursis sur le paiement des traites, le temps de trouver un autre travail et sans être pénalisés par des agios exorbitants...

Les élus doivent se préoccuper davantage des petits ; en sacrifiant leurs privilèges, ils seraient exemplaires.

Sans cette base d'honnêteté et d'humanisme, on ne peut rien construire.


Anthony Geros ayant été promu vice-président, sa suivante de liste UPLD,
Sabrina, devient représentant.

« Le jour où nous aurons l'indépendance, sans honnêteté on risque de déraper dans une dictature. »

Aujourd'hui nous sommes au sein de la France. Nous sommes protégés par les droits de l'homme, un garde fou en quelque sorte. Mais le jour où nous aurons l'indépendance, il faut que ces valeurs d'honnêteté existent chez nos dirigeants, que nous dépassions nos complexes matérialistes, que nous acquerrions de la maturité dans nos comportements  sinon on risque de déraper dans une dictature. »

« Je vais rencontrer chaque élu et je serai  fixée sur leur sincérité, et la population aussi »

TR: Tu avais dit que tu voulais maintenant te consacrer à ta famille, que tu voulais du temps pour toi...

Sabrina: « Oui, c'est vrai que je ne suis pas heureuse dans ce monde de la politique. Ca ne me ressemble pas. Mais on m'incite à aller au bout de ma démarche, de rencontrer chaque élu, et de lui donner la possibilité de s'exprimer sur ce sujet, un travail démocratique, qui aura l'avantage non pas de généraliser mon idée de la politique, mais de faire ressortir un résultat : une reforme sur les privilèges, les indemnités. On verra clairement quels élus l’adoptent et quels élus le rejettent... Alors, je serai fixée sur la sincérité des élus, et la population aussi.
Ensuite, je retournerai chez moi faire ce qui me rend heureuse: m'occuper de ma fille et faire de la peinture. »

Sabrina dans son fare-atelier de peinture à Taravao, avec sa fille.

mercredi 20 avril 2011

Pendant la manifestion, Oscar était au golf ?


Les représentants des syndicats et autres mouvements ont été reçus par le vice-président Anthony Geros. Le président Temaru était absent. Il n'est arrivé qu'en fin d'après midi. Certains affirment qu'il n'était pas "à une réunion sur le nucléaire" (l'excuse officilelle) mais qu'on l'a vu au golf ! Si c'est exact, ce serait le signe d'un terrible mépris vis à vis de la population. Sur la toile, de nombreux internautes se sont dits écoeurés.
Ci-dessous deux représentants du MC5P commentent cet épisode.


James, porte parole du MC5P, lors de la manifestation de mardi: "Oscar Temaru qui n'est pas là, c'est un total manque de respect. Ils ont menti, il est en train de faire une partie de golf."

mardi 19 avril 2011

4 000 personnes ont dit "bougez-vous" au gouvernement

Les citoyens sont sortis dans la rue, mais ont-ils été entendus...?

Environ quatre mille personnes ont répondu présent à la mobilisation organisée par les syndicats des patrons et des salariés pour dire leur mécontentement, leur inquiétude et leur colère aux élus. Des manifestants issus de tous les milieux de la société: salariés, employeurs, comités d'entreprises, associations, et simples citoyens.
C'est la première fois que patrons et salariés manifestaient ensemble.
Une grande partie des commerces de Papeete avait baissé leur rideau de fer pour montrer leur ras-le-bol vis à vis de l'instabilité politique qui entretient la crise et met beaucoup d'entreprises en difficulté.
Les représentants des syndicats ont discuté avec les représentants du gouvernement et de l'Etat pour tenter de trouver une issue pacifique à cette crise. On en saura plus ce soir au JT.

La manifestation s'est déroulée pacifiquement et sans incidents. Les images de cette matinée mémorable sur la place Tarahoi.

 De nombreux commerçants de la ville avaient baissé leur rideau de fer en signe d'adhésion au mouvement de mécontentement vis à vis de la classe politique qui met les entreprises en péril.



 Des comités d'entreprises étaient présent pour manifester leur inquiétude face à la crise économique qui perdure.








Au second plan, une pencarte dit: "Tahiti à inscrire sur la liste des pays à DECONNARISER" !! (cliquer pour agrandir)


Un génie de la communication avait apporté un uru et disait: "Les urus on en a, mais où est l'argent pour acheter le punu pua toro ?!" Ca vaut plus que tous les slogans et banderoles réunis !!

 Les représentants des syndicats sortent de leur réunion avec les représentants du gouvernement et de l'Etat.

Luc Tapeta, président du syndicat patronal le Medef, a expliqué aux journalistes les résultats de cette réunion. On en saura plus ce soir au JT.

lundi 18 avril 2011

"Procès du siècle": Combien de temps Flosse pourra encore repousser la sentence



Gaston Flosse est accusé d’avoir organisé un système d’emplois fictifs, essentiellement au bénéfice de son parti, le Tahoeraa Huiraatira, à l’époque où il était président de la Polynésie française.
Le procès qui dure depuis 15 ans est sans cesse reporté par des recours. A l'audience d'hier, lundi, l'avocat du sénateur, Me Quinquis, a encore présenté des recours. Si l'un d'eux est recevable, le procès sera encore reporté. Le tribunal se prononcera demain à 14h00.
Avec 87 prévenus et 37 avocats, ce procès est le plus important qu’ait connu la Polynésie française.
Parmi les prévenus figurent, outre Gaston Flosse, les deux députés de Polynésie française, Michel Buillard et Bruno Sandras, mais aussi plusieurs maires, représentants à l’assemblée locale ou syndicalistes.

Tahitipresse : ''En tant qu'avocat du Pays, qu'attendez-vous de ce procès ?

Me Ralph Boussier : ''J'attends d'abord que l'on mette une fois pour toute, sur la table, au travers de vos organes de presse, au travers de l'audience, le mécanisme qui a été manifestement un mécanisme redoutable pendant des dizaines d'années à l'instar de monsieur Flosse. Et ce mécanisme s'est développé auprès d'une foule de personnes. Dans le dossier, au début, il y avait plus de 600 personnes. Vous imaginez, en terme de clientèlisme et en terme électoral, à chaque fois que vous donnez un contrat à quelqu'un, celui-là va dire à ses deux voisins: il est 'vachement sympa' le président, il m'a donné un contrat ! Aux prochaines élections, vous votez pour qui ? Le problème des emplois fictifs - on pourrait en sourire - mais c'est un problème de démocratie. C'est très grave !''...
"Et j'espère que c'est un point final à un vieux système''.

dimanche 17 avril 2011

58% favorables à mettre la Présidence en location

58% des votants se sont déclarés favorables à mettre la Présidence en location que ce soit pour faire un casino, un centre touristique ou tout autre projet "pourvu que ça fasse une rentrée d'argent" (comme reloger des services administratifs qui paient un loyer ailleurs, comme l'a sugéré Oscar).
Au-delà du côté anecdotique de ce sondage, ce qui est exprimé ici c'est le désir de la population de voir un signe fort de la part du gouvernement de prendre des mesures concrètes pour arrêter le gaspillage de l'argent public et investir dans des outils de développement, comme un casino, par exemple.

Temaru ne veut pas du somptueux palais de l’avenue Pouvanaa a Oopa
construit par Gaston Flosse.
Photo tahiti Infos.

Résultats du sondage: Faut-il mettre la Présidence en location ?
- Oui, pour faire un casino: 31%
- Oui, pour faire un centre touristique: 12%
- Oui, pourvu que ça fasse une rentrée d'argent: 15%
- Non, ce n'est pas une bonne idée: 41%
- Ne se prononce pas: 1%

Sondage du 9 au 15 avril. Nombre de votants: 100

En attendant, les services de la présidence ont bel et bien déménagé dans les anciens locaux de la Présidence, place Tarahoi. Ceux qu’occupait Gaston Flosse avant de faire construire le somptueux palais de l’avenue Pouvanaa a Oopa. On ne sait toujours pas ce que va devenir ce palais.

MC5P: « BAISSE immédiate des INDEMNITES des élus de 50% !!! »

Suite au vote de l'augmentation des salaires des employés de la CPS par le Medef et la majorité des syndicats de salariés, le MC5P (Mouvement Citoyen Polynésien Pour une Politique Plus Propre) se désolidarise des signataires de l’Ultimatum mais appelle toujours à une mobilisation CITOYENNE le mardi 19 avril devant l'Assemblée. Mot d'ordre: « BAISSE immédiate des INDEMNITES des élus de 50% !!! », en tant que "signe fort et comme preuve de leur bonne foi".


Logo du Mouvement Citoyen Polynésien Pour une Politique Plus Propre.
La main: "se prendre en main" et dire "stop" à la corruption.

Appel du MC5P à la MOBILISATION CITOYENNE le mardi 19 Avril 2011, à partir de 8h00 à Tarahoi.

Les syndicats de Patrons et de Salariés appellent leurs adhérents à se mobiliser.
Le MC5P appelle TOUS LES AUTRES citoyens à se lever pour dire STOP!
Le MC5P n’oublie pas les milliers de chômeurs, les artisans, les commerçants, les patentés, les danseurs, les mères au foyer…

Précisions importantes :
• MC5P ne soutient plus les signataires de l’Ultimatum qui ont voté pour l’augmentation des salaires à la CPS (le Medef et la majorité des syndicats de salariés).
• MC5P continue d’apporter son soutien à ceux qui ont voté contre (la CGPME et A Tia I Mua).
• MC5P est un mouvement CITOYEN, PACIFIQUE mais très DETERMINE !

EXIGENCE citoyenne du MC5P:

Nous attendons de nos élus un signe fort comme preuve de leur bonne foi : nous exigeons donc une ACTION concrète et réalisable TOUT DE SUITE : « BAISSE immédiate des INDEMNITES des élus de 50% !!! »

Le  MC5P
Mouvement Citoyen Polynésien Pour une Politique Plus Propre

vendredi 15 avril 2011

CPS: l'indécence de leur augmentation de salaires provoque un tollé général

 
Les représentants des salariés de la CPS, organisme qui offre parmi les plus gros salaires et avantages de l'administration, viennent de se voter une augmentation des salaires ! A l'heure ou on frôle tous les jours le clash social, c'était vraiment pas la chose à faire. Ils auraient bien voulu que cette augmentation passe inaperçue mais l'info a vite fait le tour de la toile. Vu le tollé général qu'elle a provoqué, plusieurs organisations syndicales ou associatives se déclarent en total désaccord avec cette décision qualifiée par beaucoup d'indécente.

Pour la CGPME et A tia i mua, qui ont voté contre, ces augmentation sont "malvenues" à l'heure ou la population se serre la ceinture.

Pour le président du MEDEF, Luc Tapeta, qui était lui-même absent du CA ce jour là, les représentants de son organisation patronale, en votant pour, ont fait "une bourde".

L'association de défense des consommateurs Te Tia Ara juge indécente l'augmentation de salaires annoncés à la CPS, alors que les ressortissants et usagers viennent de connaître une hausse importante du ticket modérateur et une augmentation substantielle suite à une gestion aléatoire des régimes de protection sociale.

Sur les blogs, les internautes laissent éclater leur colère. Extraits:

MDiegao: Cette revalorisation salariale est inadmissible et outrageant par rapports aux plus démunis. En cette période de récession, où l'ensemble de l'économie polynésienne s'écroule, les soi-disant défenseurs sociaux censés favoriser l'intérêt général ont totalement perdu leur crédibilité en adoptant ces mesures injustes. D'autant plus que seuls les salariés de la CPS bénéficieront de ces avantages, alors que le contribuable participant à renflouer les caisses de la CPS continuera à peiner avec la même situation sociale déplorable. Bravo...Pitoyable et écœurant...

Pascal: Vous n'avez vraiment pas honte. En plus le président du CA ose dire que les salaires de ' ces malheureux employés" ont été gelé depuis 2 ans, mais que doivent dire alors ceux qui ont perdu leur emploi?

Goltz: Et après on demande aux autres salariés de faire des efforts en payant encore plus cher leurs cotisations!!!!! Franchement de qui on se moque!!!!!! INCROYABLE!!!!!

Mamie: Et pendant ce temps là, ces messieurs et dames de la CPS estiment qu'une personne âgée doit se contenter de 74.000F par mois. Car bien entendu, quand on prend de l'âge on n'a pas faim, on n'a pas besoin d'électricité ni de téléphone et on peut se déplacer à pied. Pauvres employés de la CPS, je pense qu'ils sont vraiment à plaindre. Les vieilles personnes elles, ne se plaignent pas, elles subissent. Que peuvent elles faire d'autre ?
Mais comme il faut bien combler les gouffres de la CPS autant prendre les sous dans la poche de ceux qui n'en n'ont pas.
Je ne suis pas sûre que tout le monde va continuer longtemps à courber l'échine.

N'importe quoi pourvu que ça mousse


A l'occasion de l'élection du Président de l'Assemblée, le leader du Tahoera'a Gaston Flosse a encore donné un pitoyable spectacle en faisant proposer le candidat UPLD Georges Handerson dans une tentative désespérée de diviser les voix indépendantistes. Ce coup nouveau d'esbrouffe du metua déchu qui continue de s'accrocher aux branches n'a pas empêché l'UPLD de faire élire son candidat Jacky Drollet.

jeudi 14 avril 2011

Sabrina: pourquoi je démissionne de l'Assemblée

C'est la première fois qu'un représentant démissionne de l'Assemblée, donc la première fois aussi qu'on a un témoignage honnête sur ce qui se passe à l'intérieur.

Sabrina Birk, représentante UPLD, vient de confirmer sa démission de l’Assemblée, où elle siégeait depuis 2004. Elle a expliqué ses raisons lors d'une interview de Gérard Marchetti pour le site Le Presquilien. Extraits.

IDEAUX CONTRE INTERETS PARTISANS

Nous étions de plus en plus minoritaires à rester fidèles à nos idéaux, et de plus en plus les autres ne s’occupaient que de leur propre intérêt partisan.

OSCAR AVAIT PROMIS "UNE TERRE ET UN FARE" POUR TOUS

En 2004, Oscar disait « Le tahitien sait construire sa maison, nous quand on sera au pouvoir, on redistribuera les terres et le tahitien pourra construire sa maison et faire son faa’apu ».
Et 7 ans plus tard on n’a rien fait.

LES BANQUES TIENNENT LES ELUS EN LAISSE

Quand tu montes à l’assemblée, que tu as un poste politique, les banques tout d’un seul coup te facilitent toutes les opérations d’emprunt. C’est parce que les banques tiennent en laisse les élus que ceux-ci ne prennent pas de mesures contre elles…

PERTE DE CREDIBILITE

Nous avons accepté des compromis pour aller au pouvoir au lieu de rester dans l’opposition, et de démontrer par notre comportement et nos actes, notre crédibilité !

PAS LES HOMMES QU'IL FAUT

Nous n’avons pas les hommes politiques qu’il faut. Par exemple Pierre Frébault n’est pas un indépendantiste, c’est un syndicaliste. Il ne va pas mettre en place une politique économique qui nous permettra de nous émanciper.

LES JEUNES ONT PEUR DE L'INDEPENDANCE

A Tahiti dans la zone urbaine, toute cette jeunesse qui n’a jamais planté, pêché, qui ne sait pas que l’on peut vivre de la terre, de la mer, se soigner par les plantes, qui n’a pas vu sa famille vivre ainsi, a peur de cette indépendance.

LA CULTURE DEVALORISEE

C’est par la culture, par la chanson, la peinture, le tatouage, la danse, la créativité, que l’on peut sortir la jeunesse de l’oisiveté, la prévenir de la délinquance et lui offrir des débouchés. Mais la volonté politique n’existe pas, la preuve quand tu veux une sucette, on te donne la culture…

Lire l'article intégral sur Le Presquilien.

mercredi 13 avril 2011

Fin de l'ultimatum, la CGPME appelle à la mobilisation mardi, place Tarahoi

Dans un communiqué, la CGPME constate que l'ultimatum déposé par l'intersyndicale est arrivé à son terme et qu'aucune solution n'a été proposée par le gouvernement. L'organisation appelle à une mobilisation générale le 19 avril place Tarahoi:
Communiqué:

MOBILISATION

L'ultimatum déposé il y a 15 jours par l'intersyndicale "patrons / salariés" n'ayant trouvé aucune réponse de la part du gouvernement en place et des représentants à l'assemblée de Polynésie française la décision a été prise, conformément aux dispositions de l'ultimatum, de mener une action commune aux syndicats patronaux et salariés.

C'est la raison pour laquelle, aujourd'hui, en fin d'après-midi, lors d'une réunion ou toutes les composantes étaient représentées, la décision a été prise de mener une action de forte mobilisation le mardi 19 avril toute la journée, à la place TARAHOI.

À ce titre, la CGPME lance un appel à la mobilisation générale de tous ses adhérents afin qu'ils rejoignent le mouvement en compagnie de leurs salariés. Chaque chef d'entreprise reste libre de mobiliser ses salariés. La journée de mobilisation sera payée comme une journée normale de travail de façon à ce que ces derniers ne soient pas victimes de leur mobilisation.

Pour les chefs d'entreprise (que nous espérons nombreux) qui souhaiteront mobiliser aussi leurs salariés, nous leur conseillons de faire venir les salariés sur leur lieu de travail, comme d'habitude et de venir ensemble sur le lieu de la mobilisation.

La CGPME rappelle à chacun, toute l'importance de ce mouvement qui devra impérativement raisonner comme un message fort lancé vers nos hommes politiques afin que des décisions soient prises rapidement pour sauver notre économie.

Pour toutes ces raisons de première importance, nous vous demandons une mobilisation sans faille.

Si vous voulez peser sur votre avenir le mardi 19 avril, c'est à la place TARAHOI qu'il faudra être.
Merci à toutes et à tous et encore une fois, mobilisez vous !!

Rédigé par communiqué de la CGPME le Mercredi 13 Avril 2011 à 19:53

Si les électeurs pouvaient élire leur président aujourd'hui, ils voteraient Quito.


Le grand fiu vis-à-vis de la classe politique en place et le désir de voir des gens honnêtes et compétents diriger le pays se confirme dans ce sondage qui plébiscite Quito très largement devant tous les ténors de l'Assemblée. Sa campagne pour une gestion intègre du Fenua fait mouche.
Nicole Bouteau qui a aussi une réputation de personne intègre arrive en seconde position dans ce sondage.



Résultats du sondage "Si vous pouviez élire le président de la Polynésie aujourd'hui, pour qui voteriez-vous ?". Du 7 au 13 avril, sur 277 votants.

Quito Braun Ortega: 29%
Nicole Bouteau: 17%
Teva Rohfritch: 11%
Philip Schyle: 6%
Gaston Tong Sang: 3%
Jean-Christophe Bouissou: 2%
Teiva Glenn Manutahi, Oscar Temaru, Gaston Flosse, Béatrice Vernaudon: 1%
Anthony Geros, Bruno Sandras, Edouard Fritch, Sandra Levy-Agami: 0%.

Autre: 20% (autres candidats pas sur cette liste)
Ne se prononcent pas: 1%

 Nicole Bouteau arrive en seconde position.

mercredi 6 avril 2011

Si aujourd'hui vous pouviez élire le président de la Polynésie, pour qui voteriez-vous ?

Les représentants de l'Assemblée élisent entre eux le Président de la Polynésie. Souvent, ce n'est pas celui pour lequel la population aurait voté.
Si aujourd'hui vous pouviez élire le président de la Polynésie, pour qui voteriez-vous ?
(par ordre alphabétique)
  • Antony GEROS, UPLD, vice-président de l'APF
  • Béatrice VERNAUDON, Ia Ora Te Fenua
  • Bruno SANDRAS, Ia Hau Noa
  • Edouard FRITCH, Tahoera'a Huiraatira
  • Gaston FLOSSE, Tahoera'a Huiraatira
  • Gaston TONG SANG, To Tatou Ai'a
  • Jean-Christophe BOUISSOU, Ia Ora Te Fenua
  • Nicole BOUTEAU, No Oe e Te Nunaa
  • Oscar TEMARU, UPLD, Président
  • Philip SCHYLE, non-inscrit
  • Quito BRAUN ORTEGA, comité QBO
  • Sandra LEVY-AGAMI, non-inscrite
  • Teiva Glenn MANUTAHI, Porinetia Ora
  • Teva ROHFRITCH
  • Autre
Votez sur le sondage en haut de page à droite.
Si votre candidat n'est pas sur la liste, merci de l'indiquer en commentaire.

    mardi 5 avril 2011

    Alex du Prel cherche un repreneur pour Tahiti Pacifique



    Alex du Prel, le directeur du Tahiti Pacifique Magazine, cherche un repreneur. Alors que son magazine fête ses 20 ans d'existence, Alex annonce qu'il est temps pour lui de passer la main.

    L'histoire de Tahiti-Pacifique se confond avec celle de son directeur, Alex du Prel, arrivé à la voile en 1975. Américain d'origine française, du Prel a été conquis par la Polynésie il y a trente-six ans, en même temps que son copain Marlon Brando. Il a presque la même corpulence. Apres s'être occupé de l'hôtel de l'atoll privé de Brando, Alex prit femme vahine et s'installa sur Moorea. Son repaire, un modeste fare local, est situé au milieu des plantations d'ananas et de vanille, près du lycée agricole.
    Il fait ses premières armes dans le journalisme comme pigiste. Mais bientôt, Alex décide de s'embarquer dans une autre aventure: la création d'un nouveau magazine.

    Alex dans son fare rédaction de Moorea.

    "Le magazine est un one-man-show, explique-t-il. J'en suis le directeur, le maquettiste, l'unique rédacteur, du fait de contraintes financières." Le fare rédaction est équipe pour faire un journal de A à Z: ordinateur, scanner, archives informatisées...

    "Mais comment avons nous donc réussi à survivre vingt années, poursuit-il, alors que tous les autres périodiques, hebdomadaires comme mensuels, ont périclité ? Tout simplement en respectant le lecteur, en gérant au plus serré, en maintenant notre ligne éditoriale, en offrant une information fiable et vérifiée, en maintenant notre indépendance (jamais un seul “publi-reportage”, jamais le moindre engagement politique). C’est-à-dire l’indispensable, car un magazine n’a pour seuls juges et maîtres que ses lecteurs, lesquels chaque mois “votent” pour lui en l’achetant. Or il semble que ceux-ci approuvent un tel choix puisque nos ventes se maintiennent et que 95% des abonnements sont renouvelés, généralement avec des mots d’encouragement."

    "Mais le temps s’écoule inexorablement, le monde change à une vitesse toujours accélérée, je deviens “vieux” et il est un moment où il faut savoir passer la main. Lorsque j’ai lancé Tahiti-Pacifique, c’était surtout pour me prouver que je j’étais capable de créer un journal ; je pense que vingt après la preuve a été faite. C’est la raison pour laquelle j’annonce ici officiellement que Tahiti-Pacifique cherche un repreneur, une personne plus jeune, plus dynamique et moderne, passionnée par ce magnifique et vaste “péi”, si riche en événements et rebondissements grâce à sa “caste” comme à sa population. Alors, s’il y a des candidats, qu’ils n’aient pas peur de nous contacter."

    Alex, tu vas nous manquer.

    Tahiti Pacifique Magazine N° 240 d'avril 2011.

    lundi 4 avril 2011

    La classe productive s'apprête à frapper un grand coup

    Ceux qui rament, et ceux qui sabotent...


      Alors que la classe politique continue de détruire chaque semaine un peu plus notre économie, employeurs et salariés excédés préparent une action commune d'envergure.
    Les signataires de l’ « ultimatum social et économique » du 30 mars 2011, se réunissent le mardi 5 avril 2011 à 17h00 dans les locaux du CESC pour décider des actions à mettre en œuvre, de leurs modalités, leur organisation, et leur calendrier.



    Rappel de l'ultimatum des syndicats et leurs exigences:


    Nous exigeons des représentants et du gouvernement, de quelque bord qu’il soit :
    - De trouver sous 15 jours (d'ici au 14 avril) les financements au budget 2011, y compris celui de la Protection sociale généralisée,
    - De proposer sous deux mois (d'ici fin mai) un projet de société capable de redresser durablement notre économie.
    A défaut de prendre en compte nos exigences dans ces délais, l’ensemble des signataires empêchera le fonctionnement des institutions par tout moyen à sa disposition jusqu’à obtenir des solutions à leurs revendications légitimes pour sauver notre pays.


    Certains chefs d'entreprises regroupés en "collectif des professionnels" seraient partisans de "cesser immédiatement le paiement de la TVA (pas un franc au 15 avril); à ne pas régler les premiers tiers d'IT et d'IS et d'arrêter tous les paiements à la CPS.
    Ces professionnels proposent aussi de "bloquer l'accès à l'Assemblée et à la présidence sans attendre" la fin de l'ultimatum. "Et ce jusqu'à ce que la France constate le blocage des institutions et provoquent des élections."


    Espérons que les syndicalistes ne lâcheront pas l'affaire en échange de quelques faveurs, et feront mentir la rumeur qui court à ce sujet (voir Tahiti Tomorrow).

    dimanche 3 avril 2011

    Indécence de la "caste" : au bout du dégoût, l'espoir ?

    La caste politique en place, indécente, indétrônable source de chaos.
    Illustration d'après "Chaotique" de Victor Mpoyo. Mise en couleur: Phil

    Depuis 2004, les gouvernements successifs ont eu une durée de vie moyenne inférieure à un an.

    Les coûts de ces changements de gouvernement s'élèvent selon les cas de figures de 100 à 500 millions de Fcfp, selon le nombre de collaborateurs repris ou non repris.

    Les nouvelles équipes mettent au moins six mois à comprendre les problèmes, d'autant plus que leurs prédécesseurs évincés ont emporté avec eux tous les dossiers ! Et quand commence la mise en place de solutions, le gouvernement saute ! Pendant ce temps-là, les services administratifs attendent les directives et expédient juste les affaires courantes.

    Et cela dure comme ça depuis huit ans.

    Aucun projet de société, aucun plan de développement n'est proposé par aucun parti, et encore moins mis en place. La seule stratégie étant celle du distribution de sucettes pour essayer de garder une majorité et conserver sa place dans "la caste qui se gave".

    La population est écœurée de ce spectacle absurde et indécent que nous impose la classe politique mais se sent aussi impuissante pour sortir de ce cercle vicieux.

    Des "collectifs citoyens" s'élèvent vainement ici et là pour tenter de mobiliser la population à se révolter contre ce système corrompu qui ne sert que les élus et leurs collaborateurs et nous mène toujours plus profond dans le trou.

    Quatre choses nous laissent entrevoir un petit espoir d'en sortir:

    - la prise de conscience et la révolte grandissante de la population
    - la mobilisation des syndicats de salariés et d'employeurs pour faire pression sur la classe politique (ultimatum lancé)
    - la nouvelle loi électorale qui, quoi qu'en disent les partis (ils seront toujours contre une loi qui les empêche de magouiller à leur guise), va apporter une confortable majorité à l'équipe gagnante et rendra bien plus difficile un renversement.
    - une relève crédible qui se semble se mettre doucement en place.

    Deux autres choses, au moins, seront nécessaires pour avoir la stabilité à laquelle tout le monde aspire:

    - définir pour le long terme un choix de société: autonomie, indépendance ou départementalisation.
    - et si l'on reste dans l'autonomie, élire notre président au suffrage universel direct et ne plus laisser les représentants détourner nos suffrages.

     Une seule solution: éradiquer la "Taramea" (l'espèce) de la Maison du Peuple.


    samedi 2 avril 2011

    Un élu se lache: " Vous croyez qu'on a des comptes à vous rendre ? "


     Merci à Tahiti Herald Tribune pour avoir publié cette vidéo.

      La phrase du représentant René Temeharo "vous croyez qu'on a des comptes à vous rendre ?" est vraiment ENORME tant elle résume à la perfection l'attitude de toute la classe politique. Il faudrait la monter en boucle et la diffuser en masse pour que tout le monde prenne enfin conscience de notre principal problème: des élus hautains dans leur bulle climatisée, coupés des réalités, et intouchables.

      On m'a répondu que l'élu s'adressait aux journalistes, mais la ligitimité des journalistes c'est de poser les questions que se pose la population; on pourrait presque dire "au nom de la population". En ce sens, l'élu répond à la population. Enfin, c'est ma lecture. Et de toute façon, il est clair depuis longtemps, que nos élus en ont autant pour la population.

    Il reste 13 jours au gouvernement Temaru pour trouver des solutions... tic-tac-tic-tac...

      Une fois de plus, l'égoïsme de nos représentants aboutit à "l'élection" d'un président indépendantiste dont la majorité de la population ne veut pas. Egoïsme des autonomistes qui n'ont pas voulu s'allier pour faire prévaloir l'autonomie, qui est le choix de société de la majorité des Polynésiens. Ils sont pourtant bien 36 dans l’hémicycle à se réclamer de l’autonomie mais divisés en six groupes. Egoïsme des îliens qui ont changé de camp pour quelques sucettes. Egoïsme des indépendantistes qui ont voulu reprendre le pouvoir juste pour se répartir les postes, mettre un président sans légitimité démocratique et nous réinscrire sur la liste des pays à décoloniser sans demander l'avis de la population. Pas un mot sur les moyens pour sortir de la crise économique. Pas un mot sur comment devenir moins dépendants des transferts de l'Etat (170 milliards par an, plus environ 80 milliards de prêts) . "Nous connaissons les chiffres", dit Oscar; "il faut atteindre 500.000 à un million de touristes". Quel plan pour y arriver ? Malheureusement, "nous n'avons pas tous les leviers" ! Ils y peuvent rien, c'est la faute de la France, bien sûr. Comment vont-ils faire alors ? Pas de problème. "Nos ancêtres ont vécu près de 2.000 ans sur cette terre [avant l'arrivée des Européens], rappelle Oscar,  et ils étaient beaux et en bonne santé".
    A la fin de son discours à l'Assemblée, Oscar est reparti dans son luxueux 4x4 climatisé vers sa commune-favela qu'il gère depuis 28 ans.

    Ce que nous demandons:
    - Un référendum sur le choix de société: autonomie, indépendance ou départementalisation.
    - Si on garde l'autonomie, nous voulons élire notre président au suffrage universel direct pour mettre fin au "3e tour" et aux marchandages de sucettes. Nos votes n'appartiennent pas aux représentants et ne sont pas à vendre.

    En attendant, le compte à rebours de l'ultimatum pour trouver des solutions est en marche... tic-tac-tic-tac...

    vendredi 1 avril 2011

    89% contre l'indépendance


    89% des votants se sont prononcé "plutôt contre" l'indépendance, 6% "plutôt pour", et 3% ne se prononcent pas.

    Sondage sur 101 votants, du 26 mars au 1er avril 2011.

    Ces résultats sont à rapprocher du sondage de la Dépêche (du 25 mars au 1er avril 2011) qui montre que 83% ne croient pas en Oscar Temaru président pour redresser le pays.

    90% favorables à une manif contre la motion



    90% des votants étaint "plutôt favorables" à une manifestation populaire contre la motion de défiance proposée par l'UPLD et les îliens, 9% "plutôt défavorables, et 1% ne se sont pas prononcé.

    Sondage sur 91 votants, du 29 mars au 1er avril 2011.
    Nous avons arrêté ce sondage avant la fin puisque la motion a été votée aujourd'hui.

    Monseigneur Hubert Coppenrath crée son parti

    Nombreux coups de théâtre et rebondissements en ce vendredi 1er avril. Outre la "manifestation historique" de ce matin devant l'Assemblée, plusieurs évènements de choc secouent aujourd'hui notre fenua.



    Monseigneur Hubert Coppenrath qui vient de prendre sa retraite de sa charge d'archevêque se lance en politique en créant son parti: Fourbi et Orbi (en latin: ne tournons pas autour du pot, finissons-en avec cette pagaille).

    Gaston Flosse a lui aussi annoncé au grand désarroi de ses militants qu'il prend lui aussi sa retraite bien méritée. Concernant sa succession à la tête de son parti le Tahoera'a Huiraatira, il a déclaré avec un sourire: "Il faudra chercher deux petites choses dans un pantalon !"

    Tandis que qu'aucun des responsables politique ne semble proposer de solution pour sortir de notre marasme politique, économique et social, Quito Braun Ortega est sorti de sa réserve habituelle pour faire une déclaration à la presse: "La tortue verte Maimiti a accouché sur un atoll des Cook. La mère et les petits vont bien."

    Interrogé sur son silence médiatique après le succès mitigé de son récent sit-in, Teva Rohfritch a déclaré qu'il était en pourparlers d'alliance avec le collectif citoyen. "Si tout se passe bien, nous serons bientôt en mesure de monter une équipe de V6", a-t-il confié.

    P.S. (le 2 avril) toutes ces "news", à la part la manif à l'Assemblée, étaient bien sûr des poissons d'avril.

    Photo: La Dépêche