samedi 2 avril 2011

Il reste 13 jours au gouvernement Temaru pour trouver des solutions... tic-tac-tic-tac...

  Une fois de plus, l'égoïsme de nos représentants aboutit à "l'élection" d'un président indépendantiste dont la majorité de la population ne veut pas. Egoïsme des autonomistes qui n'ont pas voulu s'allier pour faire prévaloir l'autonomie, qui est le choix de société de la majorité des Polynésiens. Ils sont pourtant bien 36 dans l’hémicycle à se réclamer de l’autonomie mais divisés en six groupes. Egoïsme des îliens qui ont changé de camp pour quelques sucettes. Egoïsme des indépendantistes qui ont voulu reprendre le pouvoir juste pour se répartir les postes, mettre un président sans légitimité démocratique et nous réinscrire sur la liste des pays à décoloniser sans demander l'avis de la population. Pas un mot sur les moyens pour sortir de la crise économique. Pas un mot sur comment devenir moins dépendants des transferts de l'Etat (170 milliards par an, plus environ 80 milliards de prêts) . "Nous connaissons les chiffres", dit Oscar; "il faut atteindre 500.000 à un million de touristes". Quel plan pour y arriver ? Malheureusement, "nous n'avons pas tous les leviers" ! Ils y peuvent rien, c'est la faute de la France, bien sûr. Comment vont-ils faire alors ? Pas de problème. "Nos ancêtres ont vécu près de 2.000 ans sur cette terre [avant l'arrivée des Européens], rappelle Oscar,  et ils étaient beaux et en bonne santé".
A la fin de son discours à l'Assemblée, Oscar est reparti dans son luxueux 4x4 climatisé vers sa commune-favela qu'il gère depuis 28 ans.

Ce que nous demandons:
- Un référendum sur le choix de société: autonomie, indépendance ou départementalisation.
- Si on garde l'autonomie, nous voulons élire notre président au suffrage universel direct pour mettre fin au "3e tour" et aux marchandages de sucettes. Nos votes n'appartiennent pas aux représentants et ne sont pas à vendre.

En attendant, le compte à rebours de l'ultimatum pour trouver des solutions est en marche... tic-tac-tic-tac...

1 commentaires:

Phil a dit…

Les Nouvelles de samedi 2: C’est un gros “fiu” qu’a poussé une soixantaine de personnes à l’intérieur de l’assemblée hier. Un mouvement citoyen qui est “prêt” à suivre les syndicats de salariés, le patronat et les Églises dans l’ultimatum lancé aux politiques. Le rassemblement d’hier n’était qu’un début…

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