dimanche 3 avril 2011

Indécence de la "caste" : au bout du dégoût, l'espoir ?

La caste politique en place, indécente, indétrônable source de chaos.
Illustration d'après "Chaotique" de Victor Mpoyo. Mise en couleur: Phil

Depuis 2004, les gouvernements successifs ont eu une durée de vie moyenne inférieure à un an.

Les coûts de ces changements de gouvernement s'élèvent selon les cas de figures de 100 à 500 millions de Fcfp, selon le nombre de collaborateurs repris ou non repris.

Les nouvelles équipes mettent au moins six mois à comprendre les problèmes, d'autant plus que leurs prédécesseurs évincés ont emporté avec eux tous les dossiers ! Et quand commence la mise en place de solutions, le gouvernement saute ! Pendant ce temps-là, les services administratifs attendent les directives et expédient juste les affaires courantes.

Et cela dure comme ça depuis huit ans.

Aucun projet de société, aucun plan de développement n'est proposé par aucun parti, et encore moins mis en place. La seule stratégie étant celle du distribution de sucettes pour essayer de garder une majorité et conserver sa place dans "la caste qui se gave".

La population est écœurée de ce spectacle absurde et indécent que nous impose la classe politique mais se sent aussi impuissante pour sortir de ce cercle vicieux.

Des "collectifs citoyens" s'élèvent vainement ici et là pour tenter de mobiliser la population à se révolter contre ce système corrompu qui ne sert que les élus et leurs collaborateurs et nous mène toujours plus profond dans le trou.

Quatre choses nous laissent entrevoir un petit espoir d'en sortir:

- la prise de conscience et la révolte grandissante de la population
- la mobilisation des syndicats de salariés et d'employeurs pour faire pression sur la classe politique (ultimatum lancé)
- la nouvelle loi électorale qui, quoi qu'en disent les partis (ils seront toujours contre une loi qui les empêche de magouiller à leur guise), va apporter une confortable majorité à l'équipe gagnante et rendra bien plus difficile un renversement.
- une relève crédible qui se semble se mettre doucement en place.

Deux autres choses, au moins, seront nécessaires pour avoir la stabilité à laquelle tout le monde aspire:

- définir pour le long terme un choix de société: autonomie, indépendance ou départementalisation.
- et si l'on reste dans l'autonomie, élire notre président au suffrage universel direct et ne plus laisser les représentants détourner nos suffrages.

 Une seule solution: éradiquer la "Taramea" (l'espèce) de la Maison du Peuple.


1 commentaires:

Anonyme a dit…

Bon article... En espérant que la population se réveille et reprenne son pouvoir des mains de ces mafieux...

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