Politoc

SOMMAIRE

  • Comment monter votre propre parti politique
  • Petit guide de la démocratie participative
  • Le B-A BA des appels d'offres
  • Cours d'économie politique
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Comme la relève tarde à montrer le bout de son nez, je vous propose de monter votre propre parti politique en Polynésie. Ceci grâce à ce guide pratique réalisé par Mimi Mato. A peine exagéré...

Comment monter votre propre parti politique

Pré-requis :
Savoir parler et disposer d’un peu d’argent liquide au départ.
Tout le reste est inutile.

A. Préparez votre « assise populaire » :

Choisissez un ou deux chevaux de bataille parmi les problèmes du moment. Une observation des médias pendant une petite semaine doit normalement suffire.

A$$urez-vou$ du $outien de quelque$ ami$ proche$ en leur fai$ant miroiter de po$$ible$ bénéfice$ per$onnel$ pendant la cour$e au pouvoir, deux ou trois « cadres », pas plus.

Montez un « bureau » pour les affaires courantes et bombardez-vous en président.

Faites des interventions médiatiques calculées, en gros tous les 2 à 3 mois, exposant le problème du moment et les solutions les plus évidentes possibles à y apporter. Ne surtout pas entrer dans les détails, ni dans des solutions un peu pensées : Les gens ne comprendraient pas. (les électeurs sont forcément idiots, mettez-vous au niveau du plus bête si vous voulez son bulletin)

Imprimez des tracts de propagande, des T-shirts, etc, les plus jolis possible : Le texte importe peu, l’image est la chose la plus importante. Le message doit être bref et unique : Vous êtes le seul dieu salvateur, le plus beau, le plus honnête, le plus intelligent, etc

Organisez ensuite des messes de soutien à votre « cause », sur votre personne uniquement : Tout le monde se fout des solutions, ne voit que le profit personnel le plus immédiat possible. Donc, soyez celui qui leur fera miroiter qu’ils leur en offrira le plus (les promesses n’engagent que ceux qui y croient). Ne les organisez pas sur vos deniers, faites appel aux « bonnes volontés » : Les militants et sympathisants sont là pour que vous les amusiez, les fassiez rêver et pour VOUS NOURRIR.

- Donc, faites une « caisse commune » dans laquelle vous n’êtes pas tenu de cotiser (même principe que les impôts et autres cotisations obligatoires), puis « offrez » avec à boire, à manger, à s’habiller à tous. Ne cherchez pas la qualité surtout, c’est cher et c’est « l’intention qui compte ».

Montrez-vous à la moindre occasion, donnez un avis sur tout et, toujours sans entrer dans les détails, donnez la première solution-bateau qui vous vient à l’esprit en reprochant à tous les autres de ne pas l’avoir encore mise en application. Concluez tous les débats : Les gens parlent de ce qu’ils voient et n’en retiennent que ce qu’a dit le dernier.

B. Entrez dans la danse politique :

Montez des listes électorales dans toutes les circonscriptions : C’est la partie fatigante, il vous faut aller partout, il vous faut des pantins partout. Le pantin est recruté soit en répondant oui à tous ses souhaits, soit en l’achetant par des promesses de cadeaux ou des titres honorifiques comme « responsable de section » (charge à lui de la monter et de l’organiser), ou les deux. Ne financez surtout pas son action : Il doit espérer, payer de sa personne, « faire ses preuves » (vous en êtes le seul juge, évidemment), et surtout pas recevoir. Gerbez ceux qui ne sont pas assez efficaces : Un parti a une discipline.

Votre thème de campagne doit être celui le plus en vogue dans les médias. Aucune importance s’il est à l’opposé de celui de votre campagne suivante ou précédente : Le chef a toujours raison, surtout quand il se trompe. L’image, l’image, l’image. Vous êtes le plus beau et le plus grand des dieux, ne l’oubliez jamais.

N’affrontez pas de face ceux qui ont les discours les plus proches de vous, préférez les coups tordus. Concentrez-vous contre ceux actuellement au pouvoir puisque tous les coups permis contre eux ont l’aval de la population, y compris celle qui vous méprise (de toute façon ils voteront pour vous dès que vous serez celui qui a le plus de chances de faire chier ceux d’en-face)

Maintenez votre réseau de soutien le plus serré possible à votre main : Dès que les fonds collectés vous le permettent, récompensez en nature (voyages, missions de propagande, etc.) les plus dociles et soumis. Massacrez sans aucune arrière pensée tous ceux qui ont la moindre velléité de pensée autonome et construite. La base de votre avenir politique dépend de votre réseau. Il doit vous être totalement soumis et dévoué. Prenez les plus serviles et les plus corrompus pour diriger les recrutements et les sélections : Le pouvoir ne se partage que par la contrainte, donc prenez chacun de vos collaborateurs en défaut, en l’organi$ant au be$oin, pour mieux les tenir sous votre coupe ensuite.

Servez-vous de vos premiers acquis électoraux pour choisir et compromettre vos alliés économiques : L’argent des entreprises est plus abondant que celui des militants. Pipez les marchés que vous pouvez à leur profit et verrouillez : Gardez des preuves personnelles des traficotages, contre eux. Ils ne vous en seront que plus « fidèles ».

Marchandez les postes les plus hauts, les plus juteux pour vous seul, laissez les autres à vos subalternes, toujours en les attribuant unilatéralement au « mérite », à la soumission. Une fois en place, laissez-les organiser votre maffia à leur façon dans le secteur ainsi parasité : Plus les incapables serviles sont dépendants de leur propre réseau, plus il est stable pour vous. Veillez à ne jamais leur permettre de remettre vos choix en question, par chantage à l’emploi, au logement ou autre : Tout est permis et le chef, c’est VOUS, vous seul.

Montez votre propre milice, sur budget public bien sûr. Vous en aurez besoin pour simplifier vos moyens de contrôle des autres. Elle doit vous être plus fidèle que les pantins : Payez-les directement (rappel : avec l’argent public), virez facilement les moins fanatiques de vous, gardez chacun dans un emploi ne reposant QUE sur votre seule volonté,

Dotez-vous de quelques hommes de main pour tabasser tout récalcitrant remuant, quitte à les tuer discrètement eux-aussi en suivant : La peur est un élément de votre stabilité.

Parlez toujours de l’intérêt de la population d’abord : A ce stade, la seule population légitime du pays, l’intérêt général, c’est vous et vous seul.

Quand vous en serez là, votre emploi politique sera stable et durable.

Conseils :

Restez offensif, ne ratez aucune occasion de vous montrer avec des solutions et pointez les erreurs des autres. Les bilans n’intéressent personne sauf pour les dénigrer, n’en faites jamais.

– Vous pouvez éventuellement axer vos campagnes de communication sur un grand thème pour aider vos gogos à situer leurs conversations de comptoirs : Liberté, Justice, Égalité, Autonomie, Indépendance, Départementalisation, etc. Ceci est complètement facultatif mais peut vous aider à drainer du monde vers votre réseau et vos urnes. Quel que soit votre choix, veillez à ce que ce thème n’occulte passe jamais le principal : VOUS + VOUS + VOUS.

N’avouez jamais rien, ne répondez pas quand vous êtes mis en défaut, parlez de cabale à la place.

Profitez du pouvoir pour ce qu’il est fait : Vous offrir des grosses voitures avec chauffeur, billets d’avion, grands hôtels, repas somptueux, virées pour faire vos courses à l’étranger, putes de luxe consentantes ou pas, cadeaux multiples de vos fidèles (éventuellement sur votre ordre), terrains, maisons, entreprises, …

– N’oubliez pas de réserver un bon budget pour vos avocats, on ne sait jamais.

Servez-vous de tout ce qui passe à votre portée : Si la situation en devient invivable, il sera toujours temps de demander à l’État de combler les « manques » et, au pire, de rassembler votre capital, normalement devenu très conséquent, pour vous installer dans un autre pays, et recommencer. Attention toutefois, en cas de dérèglement grave de la vie en société pour vos pantins, ils peuvent se révolter et finir par mettre votre tête au bout d’une pique (Mussolini, Ceausescu, etc.) Soyez donc très vigilant sur le moment où il vous faut fuir avec votre butin.

L’avenir est à vous : Action !

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Petit guide de la démocratie participative

  • Si tu veux retarder la solution d’un problème, il suffit de créer une commission.
  • Si tu veux te la jouer démocrate bon teint, tu crées une table ronde réunissant un maximum d’acteurs du secteur concerné. Pas la base, spas ? Ses représentants suffisent.
    Une table ronde, c’est l’idéal pour tourner en rond en restant bien assis :)

    Bon, c’est le petit minimum, tout le monde sait ça.
  • Mais si tu as une mesure impopulaire (”solution”) à imposer et que tu veux qu’elle semble venir des forces vives du secteur concerné, tu scindes le problème en petits morceaux et tu crées une multi-table ronde à thèmes. Sans y intégrer la fameuse mesure qui te tient à coeur.
    Important : tu y colles l’étiquette démocratie participative.

    Ça, c’est de la véritable innovation neuve moderne et qui plaît.
    On entre dans le domaine de la thérapie de groupe !

    Personne ne sait ce que ça signifie exactement, même le sens de “démocratie” tout court est controversé, mais l’ensemble est joli et fait progressiste. Et de toute façon ceux que tu vas inviter ont en commun de comprendre intuitivement ce que c’est, la démocratie participative, ils ne se poseront pas de questions.

    Les participants vont adorer être consultés. L’essentiel est bien de participer, n’est-ce pas ?
  • Bloquer des dates dans leur agenda, dire “J’ai rendez-vous chez le ministre” sur le ton de “La Nation a besoin de moi”, se faire tout beaux tout propres pour se montrer, rencontrer des gens qu’ils considèrent comme plus importants qu’eux, ou pérorer devant l’assemblée des plus humbles invités, c’est d’un attrait irrésistible.

    Dis à l’intendance de prévoir des parkings réservés, c’est la cerise sur le gâteau.

    Ils ne pourront pas refuser ton invitation, même s’ils sont assez malins pour comprendre que tu vas les faire travailler pour rien à ton service et à ta gloire. Refuser, ce serait critiquer l’initiative d’une consultation en démocratie participative, personne ne peut assumer ça. La paix sociale vaut bien un consensus que seuls les crypto-communistes taxeront de complicité objective.
  • Ensuite, il s’agit de les occuper.

    Ce qui signifie séance d’introduction et raout de fin (où tu apparaîtras entre deux obligations) : perte de temps pour ceux dont tu vampirises l’activité mais ils seront heureux de te serrer la main ou d’être sur la photo.

    Sans oublier la “séance plénière” où seront rassemblés seulement les Présidents de toutes les tables rondes, histoire qu’ils se sentent particulièrement distingués. Jouer l’humain, toujours.
     
  • Tu n’as pas à t’inquiéter : il ne saurait rien sortir de ces structures consultatives.

    Ils vont s’entre-déchirer entre factions et chapelles, si bien que le moment venu et vu l’urgence tu pourras imposer ta solution tel un Salomon salvateur.
  • Dès le départ, tu dois prendre soin de ne pas leur communiquer les données précises du problème (ce sera d’autant plus facile que j’imagine que tu n’en disposes pas toi-même).
     
  • Aucune méthodologie ne leur sera imposée (surtout pas !) ni même proposée. Ainsi, ils perdront un temps certain à s’organiser.

    Et ils seront déjà satisfaits et fiers d’eux-mêmes s’ils y parviennent.
     
  • Tu ne dois pas oublier de serrer le timing et de fixer une date-butoir, ça les incitera à travailler au finish jusqu’à plus d’heure dans les dernières réunions. Ils se sentiront importants d’avoir à bosser d’arrache-pied. Comme un ministre, ahah :)
     
  • Si malgré toutes ces précautions chronophages les participants devaient travailler vite et bien, ce qui est peu probable mais il faut envisager le pire, tu peux les ralentir en introduisant un thème non prévu au départ. Ce thème, il faut le choisir porteur de controverses et d’animosité, et capable d’éclipser tous les autres sujets de la consultation.

    Ce serait trop triste qu’ils s’ennuient et qu’ils repartent sans souvenirs marquants.

    Il faut qu’ils puissent dire plus tard : J’y étais !
     
  • Important : il faut que ce thème ravageur paraisse venir d’un groupe de travail, pas de toi. Tu dois donc noyauter un groupe au moins mais ça, tu le savais.

    Et bien entendu, ce thème supplémentaire peut parfaitement être le sujet essentiel, principal et unique que tu entendais, dès le départ mais sans le dire, faire avaliser par tes invités.
     
  • Question communication à la presse : langue de bois force 5 comme sur ton blog, les journalistes connaissent et ne sont pas dupes mais ça leur fera de la matière. Fais des déclarations contradictoires à disons une semaine d’intervalle, ça montrera bien que tu es dans l’attente des résultats des tables rondes (mais ne le dis pas explicitement, laisse la porte ouverte aux analyses).

    Ça devrait le faire pour tenir la tête haute jusqu’en juin.
     
  • Au final, quand tu auras imposé ta solution, il y aura des heureux et des déçus mais tous seront satisfaits d’avoir été consultés. On ne peut pas contenter tout le monde mais l’essentiel n’est pas là, l’essentiel c’est de ne pas déplaire à tous en même temps :)

    Tu verras, c’est magique la démocratie participative :)

 Auteur: Szarah

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Le B-A BA des appels d'offres

Un maire décide de faire repeindre la façade de la mairie. Il lance un appel d’offres.
On lui présente 3 devis : un anglais, un allemand et un français..
Le devis de l’Anglais s’élève à 3 millions de dollars, celui de
l’Allemand à 6 millions, et celui du Français à 9 millions.
Devant de telles différences, il convoque les trois entrepreneurs séparément, pour qu’ils détaillent leurs estimations !
- L’anglais dit qu’il utilise de la peinture acrylique pour extérieurs en deux couches pour 1 million, pour les échafaudages, les brosses, équipements divers et assurances : 1 million, et le million restant c’est la main d’œuvre.
- L’allemand justifie son devis en disant qu’il est meilleur peintre, qu’il utilise des peintures de polyuréthane en trois couches, dont le coût s’élève à 3 millions. Les échafaudages et autres matériels, équipements et assurances coûtent 2 millions, et le million restant c »est la main d’œuvre.
- Le dernier, le français, est celui qui gagne finalement l’appel d’offres,
Le Maire estime qu’il présente le devis le mieux justifié.
Le Français lui a présenté comme suit :
« Monsieur le Maire :
· 3 millions pour vous,
· 3 autres pour moi, et les 3 restants, nous les donnons à l’Anglais pour qu’il nous peigne la façade. »

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COURS D'ECONOMIE POLITIQUE

SOCIALISME
Vous avez 2 vaches.
Vos voisins vous aident à vous en occuper et vous vous partagez le lait.

 
COMMUNISME
Vous avez 2 vaches.
Le gouvernement vous prend les 2 et vous fournit en lait.

 
FASCISME
Vous avez 2 vaches.
Le gouvernement vous prend les 2 et vous vend le lait.

 
NAZISME
Vous avez 2 vaches.
Le gouvernement vous prend la vache blonde et abat la brune.

 
DICTATURE
Vous avez 2 vaches. Les miliciens les confisquent et vous fusillent.
 
FEODALISME
Vous avez 2 vaches. Le seigneur s'arroge la moitié du lait.
 
DEMOCRATIE
Vous avez 2 vaches. Un vote décide à qui appartient le lait.
 
DEMOCRATIE REPRESENTATIVE
Vous avez 2 vaches.
Une élection désigne celui qui décidera à qui appartient le lait.

 
DEMOCRATIE DE SINGAPOUR
Vous avez 2 vaches.
Vous écopez d'une amende pour détention de bétail en appartement.

 
ANARCHIE
Vous avez 2 vaches. Vous les laissez se traire en autogestion.
 
CAPITALISME
Vous avez 2 vaches. Vous en vendez une, et vous achetez un taureau pour faire des petits.
 
CAPITALISME DE HONG KONG
Vous avez 2 vaches.
Vous en vendez trois à votre société côtée en bourse en utilisant des lettres de créance ouvertes par votre beau-frère auprès de votre banque.
Puis vous faites un "échange de dettes contre participation", assorti d'une offre publique, et vous récupérez quatre vaches dans l'opération tout en bénéficiant d'un abattement fiscal pour entretien de cinq vaches.
Les droits sur le lait de six vaches sont alors transférés par un intermédiaire panaméen sur le compte d'une société des îles Caïman, détenue clandestinement par un actionnaire qui revend à votre société côtée les droits sur le lait de sept vaches.
Au rapport de ladite société figurent huit ruminants, avec option d'achat sur une bête supplémentaire.
Entre temps vous abattez les 2 vaches parce que leur horoscope est défavorable.

 
CAPITALISME SAUVAGE
Vous avez 2 vaches.
Vous équarrissez l'une, vous forcez l'autre à produire autant que quatre, et vous licenciez finalement l'ouvrier qui s'en occupait en l'accusant d'avoir laissé la vache mourir d'épuisement.

 
BUREAUCRATIE
Vous avez 2 vaches.
Le gouvernement publie des règles d'hygiène qui vous invitent à en abattre une.
Après quoi il vous fait déclarer la quantité de lait que vous avez pu traire de l'autre, il vous achète le lait et il le jette.
Enfin il vous fait remplir des formulaires pour déclarer la vache manquante.

 
ECOLOGIE
Vous avez 2 vaches.
Vous gardez le lait et le gouvernement vous achète la bouse.

 
FEMINISME
Vous avez 2 vaches.
Le gouvernement vous inflige une amende pour discrimination.
Vous changez une de vos vaches pour un taureau que vous trayez aussi.

 
SURREALISME 
Vous avez 2 girafes. Le gouvernement exige que vous leur donniez des leçons d'harmonica.
 
CAPITALISME EUROPEEN
Vous avez 2 vaches.
On vous subventionne la 1ère année pour acheter une 3ème vache.
On fixe des quotas la 2ème année et vous payez une amende pour surproduction.
On vous donne une prime la 3ème année pour abattre la 3ème vache.

 
MONARCHIE CONSTITUTIONNELLE BRITANNIQUE
Vous avez 2 vaches.
Vous tuez une des vaches pour la donner à manger à l'autre.
La vache vivante devient folle.
L'Europe vous subventionne pour l'abattre.
Vous la donnez à manger à vos 2 moutons.

 
CAPITALISME A LA FRANÇAISE
Vous avez 2 vaches.
Pour financer la retraite de vos 2 vaches, le gouvernement décide de lever un nouvel impôt : la CSSANAB (cotisation sociale de solidarité avec nos amis les bêtes).
2 ans après, comme la France a récupéré une partie du cheptel britannique, le système est déficitaire.
Pour financer le déficit on lève un nouvel impôt sur la production du lait: le RAB (Remboursement de l'Ardoise Bovine).
Les vaches se mettent en grève. Il n'y a plus de lait.
Les français sont dans la rue: "DU LAIT ON VEUT DU LAIT".
La France construit un *laitoduc* sous la manche pour s'approvisionner auprès des Anglais.
L'Europe déclare le lait anglais impropre à la consommation.
Le laitoduc ne servira jamais.
On lève un nouvel impôt pour l'entretien du laitoduc.

Source: LMKTF